Italie - Urgentiste et infirmière, ils formaient un couple diabolique
Publié

ItalieUrgentiste et infirmière, ils formaient un couple diabolique

Un médecin des urgences de l’hôpital de Saronno, près de Milan, et son amante, qui y exerçait en tant qu’infirmière, sont lourdement condamnés pour avoir perpétré une dizaine de meurtres.

L'infirmière Laura Taroni et l'ex-numéro 2 des urgences de l’hôpital de Saronno Leonardo Cazzaniga formaient un «couple diabolique».

L'infirmière Laura Taroni et l'ex-numéro 2 des urgences de l’hôpital de Saronno Leonardo Cazzaniga formaient un «couple diabolique».

Facebook

Un médecin urgentiste italien a été condamné ce mardi à la perpétuité pour dix meurtres, de patients notamment, quelques mois après la condamnation de sa maîtresse, infirmière, pour deux homicides volontaires.

Leonardo Cazzaniga, 65 ans, ancien numéro deux des urgences de l’hôpital de Saronno, près de Milan, a été reconnu coupable d’homicides volontaires sur huit patients, ainsi que sur le mari et le beau-père de sa maîtresse, Laura Taroni.

Il a en revanche été acquitté en appel pour trois autres meurtres par la cour d’assises de Milan.

Les «amants diaboliques», ainsi décrits par la presse italienne, surdosaient les cocktails d’antalgiques et d’anesthésiants administrés aux patients. Alors que leurs défenseurs ont invoqué des pratiques conformes aux usages en matière de soins palliatifs, l’accusation a rappelé qu’une jeune femme était décédée à l’hôpital où elle avait été admise pour une banale luxation de l’épaule.

L’hôpital où se sont déroulés les faits.

L’hôpital où se sont déroulés les faits.

Googleimages

Mort en juin 2013, le mari de Laura Taroni a lui succombé à une overdose d’insuline, substance qu’elle lui a administrée sur une longue période en lui faisant croire qu’il était diabétique.

Laura Taroni, 44 ans, mère de deux enfants, a de son côté été condamnée, en appel, en février dernier à 30 ans de prison pour le meurtre de son mari, et celui de sa mère en 2014. Les deux victimes avaient été rapidement incinérées.

«De temps en temps, j’ai envie de tuer quelqu’un. J’en ai besoin...», disait-elle, selon des écoutes policières.

Au cours de leurs investigations, les carabiniers s’étaient intéressés à une quarantaine de décès survenus entre 2011 et 2014, à chaque fois lorsque le docteur Cazzaniga effectuait son tour de garde aux urgences de l’hôpital.

Dans cette «liste noire» figure également le nom du propre père du praticien, décédé le 20 octobre 2013, alors qu’il était hospitalisé en phase terminale.

Incarcérés depuis 2016, le médecin et l’infirmière devraient tous deux se pourvoir en cassation.

(AFPE)

Votre opinion