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AnniversaireUrsula Andress: «Je n'aime plus les «James Bond»

50 ans après «James Bond 007 contre Dr. No», la beauté suisse a illuminé le 1er Gala de Berne samedi.

par
Trinidad Barleycorn
Catherine Hürschler
Roman Polanski, Ursula Andress et Michelle Hunziker ont assisté au tout premier Gala de Berne samedi au Centre Paul Klee.

Roman Polanski, Ursula Andress et Michelle Hunziker ont assisté au tout premier Gala de Berne samedi au Centre Paul Klee.

Peter Schneider, Keystone

Une légende: lorsque Ursula Andress fait son entrée samedi au premier Gala de Berne, tenu en son honneur pour les 50 ans de James Bond, l’effervescence est à la hauteur de sa popularité. Normal: l’aura de la première James Bond girl, à jamais associée au bikini blanc, poignard rivé à la ceinture, qu’elle portait dans «James Bond 007 contre Dr. No», n’a pas faibli d’un iota. Ursi a encore été élue cette année plus belle James Bond girl de tous les temps par les lecteurs du Sun .

Du coup samedi, certains ont presque zappé le fait qu’à ses côtés, outre Michelle Hunziker, très en beauté en robe fourreau noire pour célébrer la carrière d’Ursula, native comme elle d’Ostermundigen, la légendaire Honey Rider était accompagnée d’un invité surprise: Roman Polanski! Discret, après le passage devant les photographes, il s’est faufilé parmi les invités qui savouraient l’apéritif. «Il paraît que Polanski est là! Vous l’avez vu?» s’interroge un homme tandis que le grand réalisateur, petit de taille, lui passe sous le nez.

Pour honorer la plus célèbre Suissesse du showbiz, qui a tourné dans une trentaine de films avec les plus grands et été la compagne de James Dean, de Jean-Paul Belmondo ou de John Dereck, les organisateurs, Claudio Righetti et Lorenz Furrer, avaient convié 250 invités de marque. Dont Ronja Furrer, le top model soleurois qui partage la vie de Stress, Michael von der Heide, Marco Solari, président du Festival du film de Locarno. Miss Suisse en titre, Alina Buchschacher, et les ex-reines de beautés Linda Fäh et Amanda Ammann ont également illuminé le tapis rouge. Karina Berger, Miss Suisse 1988 et membre du comité organisateur de l’élection, affichait son plus beau sourire.

Et pour cause: cette semaine, elle a pu annoncer le retour du concours, après l’annulation de l’édition 2012. L’émission qui sera diffusée le 8 juin 2013 sur SAT1 Schweiz, aura aussi son écho en Suisse romande et au Tessin: «Nous sommes en pourparlers avec des chaînes locales pour que l’élection soit diffusée dans toutes les régions linguistiques. C’est très important», a expliqué Karina Berger. Avant de passer à table, les convives ont pu entendre Ursula Andress, très rieuse, se confier sur son passé hollywoodien. Avant de se prêter au jeu des photos, dirigeant la séance en vraie pro: «Oui ici, c’est bien. Là-bas, il y a cette lumière qui vient d’en haut, ça ne va pas.» Question d’expérience.

Ursula, en toute décontraction

Samedi, l’agitation autour d’Ursula Andress était palpable mais semblait n’avoir aucune prise sur la star, décontractée, qui nous a réservé un accueil chaleureux, prenant même le temps de parler chiffons. Entre deux sourires, elle prévient: «Je n’aime pas parler de moi.»

Que pensez-vous du dernier «James Bond», «Skyfall»?

Je ne l’ai pas vu. Les «James Bond» m’ennuient maintenant. Je ne les aime plus. Il n’y a que des actions, des explosions, des trucs, des effets spéciaux. Et ce ne sont plus les histoires de Ian Flemming.

Qu’incarne une James Bond girl? Que doit-elle avoir?

James Bond girl… Je ne sais pas ce que cela veut dire, je n’aime pas cette expression. (Elle éclate de rire.)C’est vide. Une James Bond girl, c’est une créature de rien.

Roman Polanski est venu en tant qu’invité surprise. Que représente-t-il pour vous?

Je l’adore. Nous nous connaissons depuis très, très, très longtemps. C’est un homme extrêmement intelligent, bourré de talent, un cinéaste qui fait du vrai et beau cinéma comme on n’en voit plus beaucoup.

Vous vivez en Italie mais restez très attachée à la Suisse.

Oui, j’y reviens souvent. J’aime être ici. J’y suis née, j’y ai ma famille, des amis. Lorsque je suis à Berne, je profite de les voir, de parler. J’aime aussi beaucoup me balader, aller en montagne, à Gstaad.

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