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ATHLÉTISMEUsain Bolt remet les chronos à l'heure

Le Jamaïquain a nettement dominé ses adversaires lors du 100 m du meeting de Rome, réalisant, en 9''76, la meilleure performance mondiale de l'année.

Usain Bolt, mégastar de l’athlétisme, a rétabli les distances avec le reste du monde en signant sur 100 m un chrono digne de son standing, 9''76 jeudi soir à Rome, lors de la 3e étape de la Ligue de diamant. Plus qu’une meilleure performance mondiale (MPM) de l’année, face à un vent légèrement contraire (-0,1 m/s), le triple champion olympique, 6 centièmes plus rapide que pour sa course de rentrée le 5 mai chez lui à Kingston, a surtout mis les choses au point.

Bolt restait en effet sur une victoire en 10''04 vendredi dernier à Ostrava, un temps très loin de ses standards. A l’arrivée, le Jamaïquain, en maillot rouge, a tendu le poing droit en signe de libération. Le meilleur sprinter du monde avait attribué le couac d’Ostrava à un manque de sommeil. A Rome, au couloir 4, il était bien réveillé. "Depuis mon arrivée samedi, je me suis couché tôt et bien reposé. Je n’ai pas réussi la course parfaite mais je l’ai bien exécutée. La transition entre la phase de départ et celle où on se relève a été meilleure", a expliqué le Jamaïquain. L’impression visuelle a confirmé l’analyse. Bolt a ensuite fait différence sur la seconde moitié de la ligne droite pour repousser à 15 centièmes son compatriote Asafa Powell (9''91). Le jeune Français Christophe Lemaitre a payé une mise en action laborieuse, parvenant néanmoins à devancer tout à la fin Kim Collins (10''04 contre 10''05). La MPM de Bolt a été la plus remarquée évidemment. Mais dans ce feu d’artifice, les coureurs des hauts-plateaux africains ont mené le bal pour lequel ils avaient d’ailleurs été invités, avec force lièvres pour les mettre sur orbite.

Grande dame du demi-fond, la Kényane Vivian Cheruiyot n’a pas failli à sa réputation. La double championne du monde (5000/10.000 m) de Daegu (Corée du Sud) a devancé d’un souffle sa grande rivale éthiopienne Meseret Defar au terme du 5000 m, en 14'35''62).

Mais, dans l’absolu, c’est le Kényan Paul Kipsiele Koech qui a signé l’exploit de la soirée romaine, avec le 3e chrono de tous les temps au 3000 m steeple en 7'54''31, tout près du record du monde (7'53''63) vieux de huit ans du Qatariote Saif Saaeed Shaheen, autrefois Kényan sous le nom de Stephen Cherono.

(AFP)

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