Procès - Valais: 35 000 francs par mois ne lui suffisaient pas
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ProcèsValais: 35 000 francs par mois ne lui suffisaient pas

Une femme a été condamnée pour avoir «pillé» le chalet de son richissime mari.

par
R.M.
La prévenue a été condamnée pour abus de confiance.

La prévenue a été condamnée pour abus de confiance.

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En Valais, Madame a surpris Monsieur au lit avec la femme de ménage et une procédure de divorce a suivi. Mais cette femme trompée s’est retrouvée devant la justice, à Sierre, pour avoir «pillé» le chalet de son époux, relate «Le Nouvelliste». Tout ça alors que son sort était loin d’être misérable.

Les conjoints avaient trouvé un accord en cas de divorce. L’homme décrit comme richissime allait verser une pension mensuelle de 35 000 francs plus un bonus de 5 millions d’euros à son ancienne épouse. Des sommes qu’elle perçoit désormais mais qu’elle n’a pas touchées durant un temps, au début de la procédure de divorce. Cette septuagénaire française percevait alors une retraite de 1200 francs.

1,7 million de francs

C’est alors qu’elle a décidé de faire main basse sur les biens du chalet valaisan de Monsieur. Or «pour le partage des meubles et autres objets, le contrat de mariage semblait clair: si l’appartenance d’un bien est incertaine, le mari est considéré comme le seul propriétaire», indique «Le Nouvelliste».

Résultat, elle s’est approprié une liste d’objets dont la valeur atteindrait 1,7 million de francs. Exemples? 1200 bouteilles de vin valant 90 000 euros, des sculptures et objets pour plus de 250 000 euros, des habits et bijoux pesant 400 000 euros, 50 000 euros d’appareils électroménagers, 155 000 euros de matériel de ski ou 40 000 de décoration de Noël.

«Cela a été l’enfer. Avant, j’avais un train de vie très élevé; je vivais avec 50 000 par mois. J’ai eu peur de tout perdre et pensais mettre ces objets en lieu sûr. Il voulait me prendre des cadeaux, c’est pathétique», a soutenu la prévenue devant la juge. «Ma cliente a choisi de vendre les objets inutiles du chalet, ce dernier coûtant cher en entretien. C’était une question de survie, le mari ne payant pas de pension, dans un premier temps», a plaidé son avocat, qui demandait l’acquittement.

«Vous êtes à plaindre…»

Ces explications n’ont pas convaincu la juge, qui a noté qu’il y avait eu quatorze allers-retours en camion pour vider le chalet. Le quotidien valaisan précise que la prévenue est désormais à sec financièrement et aux poursuites alors qu’elle a touché les 5 millions d’euros et qu’elle perçoit 35 000 francs par mois. «Vous êtes à plaindre… C’est vous qui êtes pathétique. Dépenser 35 000 francs par mois et avoir autant de poursuites, c’est vivre sur un bien grand pied», a taclé la juge.

La septuagénaire a finalement été condamnée pour abus de confiance et a écopé de huit mois de jours-amendes avec sursis de quatre ans et 3000 francs d’amende. Dans l’attente d’un jugement civil tous les biens prélevés seront provisoirement remis à son ancien mari.

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