Motocyclisme - Valentino Rossi a toujours la cote

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Motocyclisme Valentino Rossi a toujours la cote

Pour la première fois depuis le GP de Valence 2019, des spectateurs – un nombre encore limité – ont accès aux tribunes d’une manche du championnat du monde. Et en Catalogne, c’est le jaune qui domine.

par
Jean-Claude Schertenleib

On ne sait toujours pas de quoi son avenir sera fait, si ce n’est qu’il sera bien rempli. Courses automobiles, direction d’un team MotoGP. Et encore pilote? Valentino Rossi promet une réponse cet été. Une chose est certaine, alors qu’on attend 24'000 spectateurs ce dimanche dans les tribunes du circuit de Catalunya, à Granollers, le jaune est toujours une couleur à la mode. Même en Espagne, patrie notamment des frères Márquez, la majorité des fans déjà présents samedi portaient les signes extérieurs du «Rossisme». On a vu aussi de nombreux Français – deux de leurs compatriotes occupent les deux premières places du classement intermédiaire du championnat du monde, Fabio Quartararo et Johann Zarco –, rappel que la frontière n’est éloignée que de 150 kilomètres.

Même dans la patrie des frères Márquez, Valentino Rossi reste une idole.

Même dans la patrie des frères Márquez, Valentino Rossi reste une idole.

REUTERS

Le gag Miller-Márquez

Il n’a pas honte de l’avouer: Marc Márquez a encore besoin d’aide sur la piste. Au Mugello, il y a une semaine, il a rendu fou de rage Maverick Viñales – qui ne s’est pas qualifié pour Q2, alors que le pilote Honda passait le cut! – et, samedi, c’est avec un guide très rapide qu’il a tenté de sortir de la première phase des qualifications, Jack Miller. «Vendredi, au moment des massages, on s’est retrouvés ensemble à la clinique mobile et Jack m’a demandé combien je le payerais pour qu’il me laisse profiter de son sillage», sourit l’octuple champion du monde, encore éloigné de sa forme maximale. Or, samedi, les deux hommes se sont retrouvés dans cette fameuse première phase, dont sortent les deux plus rapides (quatre en Moto2 et en Moto3). Et qu’a-t-on vu? Marc Márquez (et Pol Espargaró, son équipier dans le team officiel Honda) attendre que Mister Jack Miller prenne la piste. Dans le couloir des stands, le très joueur Australien de chez Ducati s’est alors tourné vers l’Espagnol, en lui faisant un geste des deux doigts, que tout le monde connaît: «Alors, combien?» On ne sait pas s’ils se sont mis d’accord pour le montant. Ce que l’on sait, c’est que Miller... et Pol Espargaró, légèrement décalé derrière eux en piste, ont passé au stade suivant. Pas Marc Márquez.

Lüthi: un départ décisif

Thomas Lüthi en avait gros sur la patate, après la première phase des qualifications Moto2. Et pour cause: conscient – cela s’est remarqué au chronomètre, mais aussi à son comportement en piste – qu’il venait de passer un cap, peut-être d’ébrécher ce mur sur lequel il bute depuis une année, Tom a été privé de son billet pour la superpole pour une histoire de centimètres. Entre l’extérieur de la bordure et les senseurs installés sur la ligne verte qui délimite la largeur de la piste: «Mon rythme est meilleur que ne le dit ma position sur la grille (23e). Dans ces conditions, le départ et les premiers tours seront décisifs.»

Aegerter: un but, le podium!

Pour Dominique Aegerter, les choses n’ont pas été aussi faciles – enfin, c’est une formule! – que d’habitude lors des essais libres MotoE. Mais au moment décisif, «Domi» a encore répondu présent: troisième chrono, à très exactement 273 millièmes de la pole du Brésilien Eric Granado. Pour l’homme-orchestre de la course, une semaine après sa première victoire en championnat du monde supersport, un but ce dimanche dès 16 heures: le podium. «Il est vrai que j’ai éprouvé plus de difficultés qu’habituellement de retrouver mes marques avec la MotoE. Avec toute l’équipe, nous sommes restés calmes et ce n’est que samedi après-midi, au bon moment, celui des qualifications, que je me suis à nouveau senti parfaitement en osmose avec ma machine. La course ne compte que sept tours ce dimanche, il était donc primordial d’être bien placé sur la grille, ce qui est fait. Ma tactique? Etre d’emblée dans le groupe de tête, puis me battre comme j’aime le faire jusque sur la ligne d’arrivée.»

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