Actualisé 16.07.2020 à 16:50

MotoValentino Rossi et le dernier dixième

Le préféré des foules le disait mercredi soir: «A 99,9 %, je continue ma carrière en MotoGP en 2021». Quid du dernier dixième?

par
Jean-Claude Schertenleinb
Toutes les infos du MotoGP.

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«The Doctor» en veut encore

En GP, on est habitué depuis longtemps à se battre au millième de seconde. Un pilote qui perd 3 dixièmes au tour est inquiet. Alors, Valentino Rossi, pourquoi cette certitude à seulement 99,9% à propos de l’avenir? «Tout simple, j’ai pris la décision de continuer. Nous sommes d’accord avec Yamaha, avec le team Petronas, mais le fameux dixième qui manque, c’est la signature du contrat. Comme nous allons échanger nos places avec Fabio Quartararo – le Français rejoint le team officiel Yamaha, Rossi roulera pour l’équipe satellite -, nous devons encore régler des détails au niveau de nos entourages techniques respectifs. Je dois savoir qui accompagnera Fabio dans le team d’usine, avant de décider qui, de mon équipe actuelle, me suivra chez Petronas. Au début de l’année, je m’étais donné quelques courses avant de décider si, oui ou non, je continuerais, la situation a fait que la décision a dû être prise avant le premier GP.»

«Le fameux dixième qui manque, c’est la signature du contrat», assure Valentino Rossi, qui s’est mis d’accord avec le team Petronas.

«Le fameux dixième qui manque, c’est la signature du contrat», assure Valentino Rossi, qui s’est mis d’accord avec le team Petronas.

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Marquez n’a plus de doutes

Le champion du monde Marc Marquez prévient: «Lors des tests hivernaux, en Malaisie puis au Qatar, j’avais des doutes. Quant à la moto, qui ne faisait pas tout ce que je voulais et sur ma condition physique, après une nouvelle opération compliquée à l’épaule en décembre. Mercredi, durant cette importante journée de tests, j’ai eu toutes les réponses: mon feeling de 2019 est de retour!»

Le champion du monde a été rassuré lors de la journée de tests de mercredi.

Le champion du monde a été rassuré lors de la journée de tests de mercredi.

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La phrase du jour: Aleix Espargaró

On sait que le pilote espagnol de l’usine Aprilia, Aleix Espargaró, est un athlète accompli (ils le sont tous, mais lui peut-être un peu plus que d’autres!) Que dit-il à propos de la chaleur caniculaire qui règne sur l’Andalousie en ce mois de juillet? «C’est maintenant qu’on va voir ceux qui ont véritablement travaillé pendant la pause forcée et ceux qui se sont contentés de poster des images sur Instagram!»

Lüthi a pris ses habitudes

Thomas Lüthi passe deux semaines dans le paddock de Jerez de la Frontera. Entre son stand, la structure qu’il loue dans l’hôtel itinérant des GP et la cantine, avec ses propres règles: «Que ce soit pour le petit déjeuner, le midi ou le soir, c’est le même processus: je me rends au restaurant du paddock, je reçois mon repas dans une boîte en carton et je retourne chez moi pour manger.» Cette première semaine passe assez rapidement: «Lundi, c’était l’installation, mardi le plaisir de retrouver l’équipe et mercredi la journée de tests. Demain, c’est à nouveau l’action.» Pas le temps, donc, de gamberger? «Oh non. En revanche, la semaine prochaine, il n’y aura pas grand-chose à faire lundi, mardi et mercredi; je me suis bien préparé et avant de quitter la Suisse, j’ai téléchargé plusieurs séries Netflix», rigole-t-il. Les tests de mercredi ont été positifs (2e chrono, à quelques millièmes de Martin): «J’ai très rapidement retrouvé mon rythme le matin. L’après-midi, nous avons plus travaillé en essayant différentes solutions pneumatiques; avec la chaleur qui règne en Andalousie, ce sera la clé pour la course de dimanche.»

Le pilote bernois passe deux semaines dans le paddock de Jerez de la Frontera.

Le pilote bernois passe deux semaines dans le paddock de Jerez de la Frontera.

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De la fumée sans feu?

Que s’est-il réellement passé dans le paddock MotoE la nuit de mercredi à jeudi? Selon un site spécialisé en langue allemande – information reprise immédiatement par d’autres «spécialistes», comme c’est généralement le cas -, un témoin rentrant tard au paddock (les règles Covid-19 précisent pourtant qu’après 22 heures, les portes sont hermétiquement fermées!) aurait découvert la moto de l’Italien Alessandro Zaccone en feu. De là à rappeler ce qui s’était passé le 14 mars 2019, lorsque toutes les motos électriques avaient été détruites par un incendie, il n’y avait qu’un pas, que tout le monde a franchi. Sauf que, lors de la conférence de presse tenue à 12 heures, ce jeudi, Nicolas Goubert, le patron du championnat du monde MotoE, a laissé entendre qu’il n’y avait pas eu de feu: «Lors de la troisième séance de tests de mercredi, Zaccone est tombé à haute vitesse; si la
moto a souffert, la batterie était intacte. Comme c’est toujours le cas après une chute, la machine a été déposée dans un endroit sécurisé du paddock, sous contrôle des pompiers. Rien de plus.» De la fumée sans feu, donc, même si l’histoire inquiète à Jerez de la Frontera, où la chaleur est terrible: «Quand un pilote rentre d’un run avec une Moto2, il est quasi impossible de la toucher», confie un technicien. De là à imaginer qu’il y a danger sur la MotoE…

Aegerter, l’homme à battre

Il n’aura pas mis longtemps à digérer le poids de sa MotoE: Dominique Aegerter a dominé les trois séances d’essais de mercredi, en prenant des angles impressionnants. Ses principaux adversaires n’ont d’ailleurs pas manqué d’exprimer leur surprise face aux performances du «rookie» de la catégorie: «J’ai déjà une grosse expérience, j’ai piloté de nombreuses motos différentes, c’est juste une question d’adaptation», explique Aegerter. Le plus étonnant? «Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre samedi lors de la qualification: un seul tour lancé, ce sera quelque chose de nouveau pour moi.» Et le départ? «J’ai fait plusieurs tests mercredi: sans embrayage, sans changement de vitesses, c’est surprenant», sourit l’homme de Rohrbach.

Dominique Aegerter a dominé les trois séances d’essais de mercredi.

Dominique Aegerter a dominé les trois séances d’essais de mercredi.

DR

Dupasquier: «Je dois être plus rapide»

Beaucoup de vélo, du travail en salle de force et, dès que les frontières se sont ouvertes, du cross et de l’enduro en France et en Italie: le Fribourgeois Jason Dupasquier ne pouvait bien sûr pas imaginer que sa saison de découverte des GP entrerait immédiatement dans l’histoire: 29e chrono des 31 pilotes Moto3 en piste lors des tests de mercredi, Jason a retrouvé petit à petit ses sensations: «Mon premier run matinal a été compliqué, je ne me sentais pas du tout à l’aise. Puis, ça s’est amélioré, même si je sais que ma vitesse n’est pas suffisante; je sais que je suis capable de beaucoup mieux.» Son premier GP, au Qatar le 9 mars dernier, avait été solide (25e place).

Le Fribourgeois effectue des débuts satisfaisants.

Le Fribourgeois effectue des débuts satisfaisants.

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