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AsileVallorbe aussi ne veut pas de requérants à la piscine

Vallorbe a des «restrictions» similaires à Bremgarten (AG) où le centre de requérants a suscité la polémique cette semaine.

par
Le Matin Dimanche
L'interdiction de piscine faite aux requérants, puis l'obligation de demander l'autorisation, a suscité l'indignation.

L'interdiction de piscine faite aux requérants, puis l'obligation de demander l'autorisation, a suscité l'indignation.

Andrée-Noëlle Pot

Une piscine interdite aux requérants d'asile? L'affaire de Bremgarten a fait le tour de la presse internationale. Or, un régime similaire est déjà appliqué à Vallorbe. «Aucun lieu n'est interdit, précise d'emblée le syndic Stéphane Costantini. Mais nous avons demandé qu'il soit précisé aux requérants que la commune ne souhaite pas qu'ils fréquentent les zones sensibles.» Elles sont au nombre de trois: la gare, la piscine (y compris le camping) et la presqu'île, lieu de détente au bord de l'Orbe.

160 requérants pour 3450 habitants

La commune a mis en place avec l'ODM pour le centre fédéral d'enregistrement un double système. Préventif d'abord, avec une information aux résidents sur les zones sensibles et les règles de comportement. Puis, une surveillance des trois lieux ainsi que du centre-ville par des agents de sécurité. Le syndic parle malgré tout d'une «gêne du nombre»: «Près de 160 résidents pour 3450 habitants, c'est problématique. Il y a très peu de violence envers la population. Mais les requérants – oisifs par la force des choses – se retrouvent par groupe dans le hall de la gare ou devant l'entrée de la piscine. Et là, il y a des manques de respect ou de savoir vivre. Les usagers des CFF, par exemple, se plaignaient de ne plus pouvoir passer.»

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