08.03.2016 à 11:56

Commerce de détailValora a plongé dans le rouge en 2015

Le groupe bâlois a essuyé une perte nette de 28,8 millions de francs, contre un bénéfice de 6,3 millions en 2014.

Pour 2016, Valora apparaît désormais clairement comme un acteur du secteur de commerce de détail.

Pour 2016, Valora apparaît désormais clairement comme un acteur du secteur de commerce de détail.

Keystone

Le groupe bâlois de commerce de détail Valora, connu pour ses kiosques, a essuyé une perte nette de 28,8 millions de francs l'an passé, contre un bénéfice de 6,3 millions en 2014. Le plongeon s'explique par un effet comptable lié à la cession de la division commerce.

L'exercice écoulé s'est déroulé dans un environnement de marché exigeant, a indiqué mardi Valora. La perte ne constitue pas une surprise, car anticipée dès novembre après la cession au 31 décembre de la division commerce (Trade), qui a nécessité des correctifs de valeurs et des coûts uniques pour 75,6 millions de francs.

En ne considérant que les activités poursuivies, Valora, actif dans cinq pays, a dégagé en 2015 un bénéfice net plus que triplé ( 203,7%) sur un an à 46,8 millions de francs. Au niveau opérationnel, le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) présente pour sa part une hausse de 81% à 55,1 millions.

Le chiffre d'affaires a augmenté au cours de la période de 7,5% pour s'inscrire à 2,08 milliards de francs. La progression s'explique par l'intégration depuis mars, soit sur dix mois, de la société genevoise Naville, acquise en novembre 2014 et qui exploite notamment des kiosques en Suisse romande.

Effet Naville

Naville a réalisé un chiffre d'affaires de 240 millions de francs l'an dernier. Quant aux affaires de distribution de la société genevoise (54 millions de chiffre d'affaires en 2015), qui sont à vendre, elles devraient avoir trouvé preneur d'ici à fin 2016, a précisé Tobias Knechtle, devant la presse à Zurich.

Exprimé en monnaies locales, le chiffre d'affaires global 2015 affiche un taux de croissance de 12,1%. Un contraste avec le montant en francs qui souligne aussi l'impact négatif du franc fort. Organiquement, les ventes présentent toutefois une contraction de 0,9%.

Le commerce de détail se taille désormais la part du lion, avec un chiffre d'affaires de 1,87 milliard de francs ( 9%). Les marchés suisse et autrichien ont apporté un montant de 1,17 milliard (-4,8%). En Allemagne et au Luxembourg, les ventes ont reculé de 5,7% en comparaison annuelle à 452,4 millions.

Bretzels moins porteurs

Les produits de boulangerie Ditsch/Brezelkönig, deuxième pilier de Valora, ont réalisé un chiffre d'affaires en baisse de 4% à 211,6 millions de francs (mais 5,4% en monnaies locales). L'enseigne Brezelkönig, dédiée aux bretzels, a moins cartonné que précédemment, subissant une contraction de ses ventes de 3,1% à 55 millions.

Reste que Valora continué à miser sur le concept de cette chaîne de magasins situés le plus souvent dans les gares. Les points de vente ont fleuri ces dernières années et ces derniers mois, en particulier en Suisse romande. Le groupe rhénan en exploite une quarantaine au niveau national.

En ce qui concerne les actionnaires, le conseil d'administration propose de verser un dividende inchangé de 12,50 francs par actions. Lors de la prochaine assemblée générale, il est prévu de faire voter un capital autorisé de 250'000 actions au maximum, afin d'accroître la flexibilité financière.

Ambitions intactes

Pour l'année en cours, Valora prévoit de dégager un bénéfice d'exploitation EBIT compris entre 65 et 70 millions de francs. Au plus tard en 2018, l'entreprise internationale ambitionne de réaliser une marge brute de 42% et une marge EBIT de 4%. A la Bourse suisse, l'action s'appréciait dans la matinée de mardi.

Outre les kiosques (K Kiosk et Naville) et Brezelkönig, Valora exploite notamment la chaîne de cafés Caffè Spettacolo, les magasins Press&Books et les magasins avec., situés dans les gares et les stations-service.

(ats)

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