Enfance: Vanessa Paradis: «J'ai vécu des moments de torture»
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EnfanceVanessa Paradis: «J'ai vécu des moments de torture»

La chanteuse est revenue sur ses premières années de succès. Une épreuve difficile à traverser lors de laquelle elle se sentait «très seule».

par
FDA
«Les journalistes étaient charmants avec moi, puis ils écrivaient des articles horribles, c'était cruel», a-t-elle confié.

«Les journalistes étaient charmants avec moi, puis ils écrivaient des articles horribles, c'était cruel», a-t-elle confié.

FRANCOIS GUILLOT / AFP

C'est dans un entretien pour «Le Monde» dimanche dernier que Vanessa Paradis a retracé l'intégralité de sa carrière.

En particulier les premières années, qui furent très compliquées: «Je n'avais pas 15 ans et je chantais, je voyageais partout, en Europe, à New York. Mais c'était très brutal d'être sous l'œil d'un public et d'une profession qui commentaient, qui jugeaient.»

Elle explique alors avoir «vécu des moments de torture»: «Comme tout le monde à cet âge, je me cherchais. J'avais envie d'être une femme, je me maquillais trop. Je n'étais pas bien à l'aise dans mes baskets. Face à des journalistes adultes, j'avais envie d'avoir l'air sûre de moi, mais je ne savais pas quoi répondre. Alors je me donnais un genre pour cacher ma timidité, pour paraître plus grande. Ces gens étaient charmants avec moi puis ils écrivaient des articles horribles, c'était cruel», confie-t-elle.

«J'avais l'impression d'être seule.»

La cruauté, elle l'a aussi vécue à l'école. Malgré son succès, elle est restée scolarisée: «J'ai chanté «Joe le taxi» en fin de troisième, ensuite j'ai commencé le lycée à Fontenay-sous-Bois. Je prenais le RER le matin avec des gens qui me regardaient comme une bête en cage. Oui, j'étais connue mais j'allais à l'école! Au lycée, j'avais deux copines et les moqueries de mille élèves. J'étais la fille de la télé, la célébrité, c'était étrange. J'avais l'impression d'être seule.»

L'ambiance était si horrible au lycée que Vanessa Paradis avait même demandé à ses parents de la retirer pendant son année de première: «De toute façon je manquais sans cesse, et je devais partir deux mois à Saint-Etienne pour mon premier film, «Noce blanche».

Grâce à ce film sorti en 1989, elle a décroché le César du meilleur espoir féminin l'année suivante.

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