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GrèceVaroufakis agressé et protégé par sa femme dans le resto

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, qui dînait avec son épouse et une amie dans un restaurant à Athènes, a été pris à partie par un groupe d'anarchistes.

Yanis Varoufakis était accompagné de son épouse lorsqu'il a été pris à partie par des anarchistes dans un restaurant. (Photo du couple prise le 21 avril lors d'une conférence)

Yanis Varoufakis était accompagné de son épouse lorsqu'il a été pris à partie par des anarchistes dans un restaurant. (Photo du couple prise le 21 avril lors d'une conférence)

Photo d'illustration, Reuters

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a été pris à partie par des anarchistes dans un restaurant d'Athènes mardi soir, et sa femme, Danaé, a dû faire rempart de son corps pour qu'il ne soit pas frappé, a-t-il raconté lui-même ce mercredi matin 29 avril.

Le ministre dînait avec son épouse et une amie dans un restaurant d'Exarchia, un quartier connu pour être le bastion des anarchistes dans la capitale grecque. Un groupe a surgi dans la salle, jetant des objets en verre dans leur direction et proférant des insultes.

Ils ont prié le ministre de «ne revenir à Exarchia que lorsqu'il ne serait plus politicien», a rapporté une journaliste après avoir parlé à Yanis Varoufakis.

«Ils ne voulaient pas nous blesser», estime le ministre dans un communiqué, mais plutôt «me faire battre en retraite en me bousculant légèrement de manière un peu humiliante».

Discussion avec plusieurs personnes présentes

Une affirmation «invérifiable» parce que son épouse,«avant qu'ils n'arrivent jusqu'à nous, et avant que je puisse l'arrêter, s'est levée en me serrant avec force, leur tournant le dos, de telle sorte qu'il aurait fallu la frapper avant de m'atteindre», poursuit Yanis Varoufakis.

Ne parvenant pas à toucher le ministre, le groupe est ressorti, sans s'éloigner du restaurant. Sur le point de partir, Yanis Varoufakis a toutefois «entamé un dialogue avec eux».

«J'ai parlé à cinq ou six» d'entre eux, ceux qui étaient le «plus en colère», souligne le ministre. Après un quart d'heure d'une discussion «intense mais pas violente», «le climat s'est apaisé et nous avons pu partir», explique-t-il.

Pas de policiers déployés

«La réponse à la colère de ces gens ne peut être ni la fuite ni la répression violente», conclut encore Yanis Varoufakis, sous-entendant que la police n'a pas été appelée lors de l'incident.

Le ministre des Finances, dont les manières agacent de plus en plus ses pairs européens, refuse toute escorte à Athènes.

Les anarchistes semblent avoir intensifié leurs actions de dégradations et d'occupations depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, qui fait montre d'un certain embarras pour trouver une réponse appropriée à leurs actions.

(AFP)

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