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MaladieVaud: près de 700 volailles de race mises à mort

Près de 700 volailles de race ont dû être mises à mort dans le canton de Vaud.

Environ 700 volailles ont dû être mises à mort dans le canton de Vaud

Environ 700 volailles ont dû être mises à mort dans le canton de Vaud

Keystone

Environ 700 poules, oies, faisans, canards et autres gallinacés susceptibles d'avoir été contaminés par la maladie de Newcastle, une affection hautement contagieuse pour la volaille, ont été mises à mort dans le canton de Vaud.

Il y a quelques semaines, un aviculteur vaudois, passionné de gallinacés, s'est fait pincer alors qu'il tentait d'importer illégalement plus de 200 de ces animaux d'agrément, apparemment pour sa propre exploitation privée. Il a été intercepté par une patrouille de gardes-frontière dans la région de Vallorbe (VD).

Les analyses effectuées sur les animaux ont permis de déceler la présence d'anticorps contre la maladie de Newcastle. Les examens ont été étendus au reste du troupeau - quelque 500 volailles - qui ont également réagi positivement. Conformément à la stratégie nationale de lutte contre la maladie de Newcastle, tous les animaux ont été éliminés et incinérés.

Protéger le cheptel

«Nous prenons des mesures assez sévères pour protéger le cheptel suisse», a expliqué jeudi à l'ats le vétérinaire cantonal Giovanni Peduto. Certes, les volailles ne présentaient pas de signe apparent de maladie mais on ne pouvait exclure une infection asymptomatique avec un virus peu virulent. La présence d'anticorps peut également s'expliquer par l'utilisation de vaccins, pratique interdite en Suisse mais courante à l'étranger.

Le cheptel suisse est en principe exempt de cette maladie, même si trois cas ont été signalés ces dernières années dans le canton de Neuchâtel et à Genève en 2013. Giovanni Peduto a mis en garde les aviculteurs contre les dangers des importations illégales de volaille qui pourraient introduire la maladie en Suisse.

Pas de danger pour l'homme

L'épizootie peut toucher les poules, les oies, les canards, les pigeons, les oiseaux d'ornement et les oiseaux sauvages. Elle peut entraîner de graves pertes dans les élevages mais ne présente pas de danger pour l'être humain. Dans de rares cas, une personne en contact étroit avec les oiseaux pourrait développer une conjonctivite.

La Direction des douanes a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de cette importation illégale. Une perquisition a été effectuée au domicile du contrevenant qui s'expose à une «forte amende», a expliqué Alain Husson, chef du service pénal 1 de la section antifraude.

(ats)

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