24.06.2016 à 08:29

BrexitVendredi noir pour les Bourses européennes

Le retour de bâton devrait être violent sur les marchés qui avaient largement misé sur le maintien du Royaume-Uni.

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Le ministre britannique des Finances George Osborne va présenter ludi, avant l'ouvertures des marchés financiers européens, les mesures économiques que le gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne.  (Lundi 27 juin 2016)

Le ministre britannique des Finances George Osborne va présenter ludi, avant l'ouvertures des marchés financiers européens, les mesures économiques que le gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne. (Lundi 27 juin 2016)

Keystone
Jeremy Corbyn a annoncé lundi qu'il ne démissionnerai pas. Le chef du parti travailliste britannique n'entend pas répondre aux reproches de nombreux collègues de son parti qui jugent qu'il n'a pas fait campagne assez énergiquement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres cadres du parti ont pourtant démissionné. (image d'archive)

Jeremy Corbyn a annoncé lundi qu'il ne démissionnerai pas. Le chef du parti travailliste britannique n'entend pas répondre aux reproches de nombreux collègues de son parti qui jugent qu'il n'a pas fait campagne assez énergiquement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres cadres du parti ont pourtant démissionné. (image d'archive)

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Le Royaume-Uni pourrait ne «jamais» déclencher sa sortie de l'Union européenne malgré le vote en ce sens, jeudi. C'est en tout cas le «sentiment personnel» d'un diplomate européen requerrant l'anonymat. Cameron a dit laisser à son successeur la tâche d'envoyer cette notification, ce qui repousse d'office ce geste à octobre. (Image prétexte)

Le Royaume-Uni pourrait ne «jamais» déclencher sa sortie de l'Union européenne malgré le vote en ce sens, jeudi. C'est en tout cas le «sentiment personnel» d'un diplomate européen requerrant l'anonymat. Cameron a dit laisser à son successeur la tâche d'envoyer cette notification, ce qui repousse d'office ce geste à octobre. (Image prétexte)

Keystone

Les principales Bourses européennes devraient s'effondrer de près de 10% vendredi à l'ouverture, touchées de plein fouet par la victoire du Brexit lors du référendum britannique, selon les contrats à terme fournis par Bloomberg, tandis que les investisseurs se ruaient sur les valeurs refuges.

Selon ces contrats, qui donnent une indication de l'ouverture des marchés, Londres perdrait 9%, Francfort 9,5% et Paris 10%. L'Eurostoxx 50, qui regroupe les grandes valeurs européennes, plongerait de 12%.

La livre britannique tombait quant à elle au plus bas depuis 1985, alors que les places boursières asiatiques perdaient pied.

Les investisseurs se ruaient en revanche sur les titres de dette allemande, le fameux Bund, en quête d'une valeur refuge après le choc causé par la décision des électeurs britanniques de quitter l'Union européenne, qui sème la panique sur les marchés financiers.

A l'ouverture du marché obligataire, le rendement du Bund allemand (obligations à 10 ans) s'effondrait sous le coup de l'appétit des investisseurs à -0,140% tandis que les titres de dette des pays les plus fragiles de la zone euro étaient délaissés, le titre grec s'envolait par exemple à 9,384%. Le négoce du gilt britannique ouvrait quant à lui à 07H00 GMT.

L'or, autre valeur refuge, a aussi bondi d'environ 8%.

Saut dans l'inconnu

Les Britanniques ont choisi de quitter l'Union européenne, ce qui porte un coup terrible au projet européen et à leur Premier ministre David Cameron.

Selon les résultats officiels publiés en début de matinée, 52% des électeurs avaient voté pour quitter l'UE, seul un nombre marginal de bulletins restant à dépouiller. Le référendum a été marqué par une participation importante (72,2%).

«La réaction immédiate des marchés, en terme d'amplitude et de rapidité, est l'une des plus fortes depuis la crise financière» de 2008, signale Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

«C'est un saut dans l'inconnu pour les marchés qui entrent dans une période d'instabilité» et «attendent désormais des réactions des banques centrales et des responsables européens», selon lui.

La Banque d'Angleterre (BoE) a annoncé qu'elle se tenait prête à agir pour assurer la stabilité monétaire et financière du Royaume-Uni. De son côté, la Banque du Japon (BoJ) s'est déjà déclarée «prête à injecter des liquidités», en coopération avec les autres banques centrales, afin de limiter l'impact sur les marchés.

(AFP)

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