Venoge Festival: cinq choses à retenir sur la soirée années 80

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Penthaz (VD)Venoge Festival: cinq choses à retenir sur la soirée années 80

Émile & Images, Kool & The Gang ou encore Madness sont attendus jeudi 18 août à l’open air du Gros-de-Vaud. Voilà qui promet des tubes inoubliables.

par
Laurent Flückiger
La géniale pochette de l’album «One Step Bexond» de Madness, sorti en 1979.

La géniale pochette de l’album «One Step Bexond» de Madness, sorti en 1979.

DR

Le Venoge Festival est de retour du 17 au 21 août, cette fois sur un nouveau lieu à Penthaz (VD). Et comme il en a l’habitude de le faire depuis quelques années, l’open air consacre une soirée à la nostalgie, celle des années 80.

Jeudi, sont attendus dans le Gros-de-Vaud: Madness, Kool & The Gang, The Dire Straits Experience, Alphaville, Émile & Images, Kid Creole & The Coconuts, Jean-Pierre Mader & Cookie Dingler, Patrick Hernandez, DJ Murray Mint & The Luvbugs. Et sur la Venoge Swiss Talent – zone gratuite – WTFunk, Helmy More Funker’s Band, Acoustic Trip.

Voici ce qu’il faut retenir sur cinq concerts de la soirée:

Kool & The Gang

Formé en 1964 dans le New Jersey, le groupe de funk et disco compte une vingtaine de membres différents dans son histoire. Mais y a-t-il vraiment un Kool qui pilote ce Gang? Oui. C’est Robert Earl Bell, dit Robert «Kool» Bell, bassiste et l’un des fondateurs de Kool & The Gang. Ces deux dernières années, deux membres historiques, Ronald Bell en 2020 et Dennis «Dee Tee» Thomas en 2021, ont disparu. Kool n’a jamais arrêté l’aventure, certains des musiciens qui ne sont pas d’origine sont à ses côtés depuis plus de vingt-cinq ans. À Venoge, on peut compter sur eux pour interpréter «Celebration», «Get Down On It», «Ladies’ Night» ou encore «Fresh».

Émile & Images

Au départ, il y a Gold, dont Émile Wandelmer est le chanteur, et Images, emmené par Mario Ramsamy et ses tresses. Les deux groupes, originaires de Toulouse, cartonnent dans les années 80. Avec «Plus près des étoiles», «Capitaine abandonné», «Ville de lumière» ou «Laissez-nous chanter» pour les premiers; «Corps à corps», «Maîtresse», «Les démons de minuit» – No 1 du Top 50 durant 13 semaines consécutives en 1986! – pour les seconds. Après, pour les uns comme les autres, c’est un long passage à vide. Jusqu’à ce qu’Émile, en solo, rejoigne Images en 1999. Ils peuvent ainsi compter sur encore plus de tubes et se produisent partout en francophonie.

Jean-Pierre Mader & Cookie Dingler

Ces deux noms sont désormais côte à côte sur l’affiche, mais Jean-Pierre Mader et Cookie Dingler n’ont pas collaboré durant leur période faste. En 1984, alors que la new wave nous offre Tears for Fears, New Order, Talk Talk ou Depeche Mode, un Toulousain – encore un! – du nom de Jean-Pierre Mader sort «Disparue» dans un style synth pop qui fait mouche en France. Il réitère son succès quelques mois plus tard avec «Macumba». Quasi en même temps résonne sur les ondes FM «Femme libérée» d’un groupe de variété à tendance reggae, Cookie Dingler. Le titre sonne fortement comme «The Passenger» d’Iggy Pop, sorti en 1977. À ce sujet, Christian Dingler a toujours répondu qu’il n’a jamais été un grand fan de l’Iguane (par ailleurs en concert la veille au Venoge) et qu’«Aïcha» de Khaled ressemble étrangement à «Femme libérée».

Madness

Si Madness, originaire de Londres, est considéré comme l’un des groupes qui a fait connaître le ska au grand public, à sa source, ce style de musique vient de Jamaïque. C’est d’ailleurs une reprise du chanteur de Kingston Prince Buster que reprend la troupe de Camden Town: «One Step Beyond» (1979), dont le saxophone fait redémarrer n’importe quelle soirée moribonde. «House of Fun» et «Our House» comptent aussi parmi les succès de Madness qui s’est séparé en 1986 avant de se reformer en 1992.

Alphaville

«Big In Japan», «Sounds Like A Melody», «Forever Young», ce sont eux! Dans les années 80, Alphaville étaient des superstars dans leur pays, l’Allemagne, et au-delà. Le groupe, dont il ne reste plus que le chanteur Marian Gold de sa création, a même sorti encore un album en 2017. Si «Big In Japan», dont le clip a été réalisé par Dieter Meier de Yello, reste le plus gros succès d’Alphaville, «Forever Young» a été repris par des poids lourds comme Jay-Z, Imagine Dragons ou One Direction. À chanter à tue-tête ce jeudi au Venoge Festival et quoi qu’il arrive nous serons toujours jeunes!

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