Actualisé

Festival de CannesVerdict mercredi pour «Don Quichotte»

La justice française doit décider ce mercredi si le film de Terry Gilliam peut être projeté en clôture du Festival de Cannes.

1 / 88
Le réalisateur Hirozaku Kore-Eda a reçu la Palme d'Or avec son 'Shoplifters (Manbiki Kazoku)'. (Vendredi 18 mai)

Le réalisateur Hirozaku Kore-Eda a reçu la Palme d'Or avec son 'Shoplifters (Manbiki Kazoku)'. (Vendredi 18 mai)

AFP
Le réalisateur Pawel Pawlikowski (au centre) a reçu le Prix de la mise en scène. (Vendredi 18 mai)

Le réalisateur Pawel Pawlikowski (au centre) a reçu le Prix de la mise en scène. (Vendredi 18 mai)

AFP
L'acteur italien Marcello Fonte est le prix d'interprétation masculine à Cannes pour «Dogman». (Vendredi 18 mai)

L'acteur italien Marcello Fonte est le prix d'interprétation masculine à Cannes pour «Dogman». (Vendredi 18 mai)

AFP

Terry Gilliam montrera-t-il son «Don Quichotte» à Cannes? Le réalisateur saura mercredi en début d'après-midi si la justice française autorise la projection de son film en clôture de la 71e édition du Festival, le 19 mai.

Pour l'ex-Monty Python âgé de 77 ans, le suspense est maximum. Comme sa fatigue d'ailleurs, puisqu'il a été victime d'un malaise le week-end passé à Londres, où il vit. Il a été hospitalisé avant de finalement rentrer chez lui dimanche soir, selon son entourage.

Nul ne sait s'il sera rétabli d'ici dix jours pour être présent au grand rendez-vous que lui ont fixé les organisateurs cannois. Mais encore faudrait-il que son film y soit projeté.

Or c'est précisément ce qui s'est joué au Tribunal de grande instance de Paris lundi, saisi en référé (en urgence): le producteur Paulo Branco, en conflit depuis plusieurs mois avec Gilliam pour les droits du film et donc son exploitation, a assigné le Festival de Cannes pour avoir sélectionné «L'homme qui tua Don Quichotte» hors-compétition, afin de le diffuser en clôture.

Désaccords artistiques et financiers

Le producteur portugais, via sa société Alfama Films, a déjà remporté trois victoires judiciaires aux dépens de Terry Gilliam, à qui il a acheté les droits d'auteur-réalisateur du film en avril 2016 pour le produire.

A la suite de différents désaccords artistiques et financiers avec Branco, le cinéaste britannique s'est alors tourné vers la société espagnole Tornasol et Amazon, qui faisaient partie de la structure de coproduction constituée par Alfama Films. Et c'est avec eux, qu'il a finalement réalisé son film entre mars et juin 2017 pour 16,3 millions d'euros, mettant fin croyait-il à vingt ans de malédiction.

Terry Gilliam a alors lancé une procédure pour faire résilier le contrat de cession de ses droits à Paulo Branco. Mais en mai 2017 la justice française, saisie sur le fond de l'affaire, s'est prononcée en première instance en faveur du producteur. Une décision contestée par le réalisateur qui a fait appel. Le jugement est attendu le 15 juin.

Le Festival de Cannes, qui s'est ouvert mardi soir, a clairement pris le parti du réalisateur mais affirmé qu'il respecterait la décision de la justice française. L'adaptation très libre du classique de Cervantes réunit Jonathan Pryce («Brazil»), en ingénieux hidalgo, et Adam Driver («Star Wars: le Réveil de la Force») en Sancho Panza.

Les tweets du Festival

(AFP)

Ton opinion