Fast food: Vérone déclare la guerre aux kebabs

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Fast foodVérone déclare la guerre aux kebabs

Les autorités de la ville limitent désormais le nombre d'enseignes vendant des plats orientaux.

par
Philippe Messeiller
C'est ce genre d'établissement et de nourriture que la ville ne digère plus.

C'est ce genre d'établissement et de nourriture que la ville ne digère plus.

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Vérone a frôlé l'indigestion. Depuis le 1er mars, l'ouverture de nouveaux stands proposant des kebabs et autres plats orientaux est désormais interdite dans la ville italienne. Très prisés, ces fast foods se répandaient de manière anarchique à travers la cité.

«Des stands comme ceux-là portent préjudice à notre ville, a lancé le Maire de la ville, Flavio Tosi dans plusieurs médias. Cette restriction nous permettra de protéger l'apparence architecturale de Vérone et de rétablir l'ambiance de la culture traditionnelle.»

La cité de «Roméo et Juliette» est célèbre pour ses monuments romains et médiévaux, ses églises romaines et gothiques, ses palais de la Renaissance et ses musées. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2000.

Cela fait tache d'huile

Vérone n'est pas seule dans cette croisade anti kebabs. Certaines villes touristiques d'Italie envisagent d'adopter des «lois UNESCO» pour lutter contre ce type d'établissement et les magasins de bibelots. Venise, notamment, en fait partie. Le maire Luigi Brugnaro se plaint des souvenirs de mauvaise qualité et de provenance douteuse qui contribuent à la «Disneyfication» de la ville. «Elles n'ont rien à voir avec notre histoire et notre culture», constate-t-il.

Des voix s'élèvent pour dénoncer ces propositions. Selon les opposants à ces mesures, le patrimoine italien sert davantage à discriminer la population croissante de migrants en Italie qu'à protéger les monuments et les spécialités culinaires.

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