Publié

Vers l'interdiction des IVG liées au sexe de l'embryon

Le Conseil des Etats a adopté mardi tacitement une motion de la socialiste Pascale Bruderer. Le texte réclame un durcissement des exigences en matière d'analyses prénatales précoces.

Aujourd'hui, la loi interdit clairement les contrôles pour déterminer le sexe dans un autre but que d'établir un diagnostic.

Aujourd'hui, la loi interdit clairement les contrôles pour déterminer le sexe dans un autre but que d'établir un diagnostic.

Keystone

La Suisse devrait exclure les avortements liés au sexe de l'embryon. C'est dans ce sens que les sénateurs ont accepté mardi 16 septembre la motion de Pascale Bruderer (PS/AG).

Aujourd'hui, la loi interdit clairement les contrôles pour déterminer le sexe dans un autre but que d'établir un diagnostic. Mais elle peut être contournée, notamment grâce à des tests non invasifs effectués dès la 9e semaine de grossesse, a souligné Mme Bruderer.

Des cas isolés

Les parents ont alors encore le temps d'opter pour un avortement légal avant la 12e semaine, si le sexe de l'enfant leur est transmis par le laboratoire via le médecin. Pour la socialiste, une solution consisterait à interdire aux laboratoires de fournir de telles informations si elles n'ont aucune importance pour la détection d'éventuelles maladies.

Retrouvez ici notre dossier sur la votation du 9 février 2014 sur l'avortement

Les avortements liés au sexe de l'enfant ne constituent pas un grave problème pour l'heure en Suisse, il s'agit uniquement de cas isolés, a ajouté Liliane Maury Paquier (PS/GE).

Il s'agit donc de prendre le temps de trouver la bonne solution au risque. Pour Felix Gutzwiller (PLR/ZH), il faut absolument éviter de remettre en question le régime libéral en matière d'interruption de grossesse.

Des kits utilisables à disposition?

Alain Berset a mis en exergue la difficulté à légiférer dans ce domaine. Les tests prénataux non invasifs sont souvent effectués dans des laboratoires étrangers ne pouvant pas être soumis à une telle réglementation. En outre, il n'est pas exclu que l'on puisse bientôt se procurer des kits utilisables directement par le médecin.

Le conseiller fédéral n'en juge pas moins nécessaire de prendre des mesures. Et de promettre une solution dans le cadre de la révision de la loi sur l'analyse génétique humaine. Le Conseil national doit encore se prononcer.

(ats)

Ton opinion