19.11.2020 à 12:12

FootballVers un congé maternité d’au moins 3 mois

La FIFA entend mieux protéger les joueuses enceintes et souhaite imposer aux clubs de ne plus les licencier en raison de leur grossesse.

Alex Morgan vise les JO de Tokyo après avoir accouché d’une petite fille en mai dernier.

Alex Morgan vise les JO de Tokyo après avoir accouché d’une petite fille en mai dernier.

KEYSTONE

«Nous voulons voir plus de femmes jouer au football, et dans le même temps avoir une famille», a expliqué à plusieurs journalistes Sarai Bareman, responsable du football féminin au sein de l’instance mondiale, après une réunion de sa Commission des acteurs du football.

La FIFA a donc annoncé jeudi qu’elle proposerait lors de son Conseil de décembre une série de mesures immédiatement applicables à ses 211 fédérations membres, qui offrent pour l’heure un cadre très inégal selon les législations et pratiques locales.

L’instance de Zurich n’a pas eu connaissance «de sérieux problèmes» jusqu’à présent, selon son directeur juridique Emilio Garcia, mais elle entend «anticiper» au moment où le football féminin accélère fortement sa professionnalisation.

Question cruciale en pratique

Les clubs engagés au niveau international – donc placés sous la juridiction de la FIFA – devront d’abord proposer un congé maternité «d’au moins 14 semaines», rémunéré «au minimum les deux tiers du salaire contractuel» de la joueuse.

Il leur sera interdit de «soumettre la validité des contrats au fait que la joueuse soit enceinte ou le devienne»: en cas de licenciement pour ce motif, le club sera sanctionné non seulement financièrement mais aussi «sportivement».

Enfin, après le congé maternité, les clubs devront «réintégrer les joueuses et leur fournir un soutien médical et physique approprié», a précisé Emilio Garcia, une question qui s’annonce cruciale en pratique.

Exemples rares

Sport d’impacts, le football oblige les joueuses à délaisser tôt dans leur grossesse l’entraînement classique, même quand elles poursuivent une préparation physique, et plusieurs d’entre elles ont décrit la difficulté de revenir au haut niveau après l’accouchement.

Les footballeuses professionnelles qui poursuivent leur carrière une fois devenues mères demeurent très rares, à l’exception de championnes américaines comme Amy Rodriguez, Sydney Leroux ou la buteuse star Alex Morgan, qui vise les JO de Tokyo après avoir accouché d’une petite fille en mai dernier.

(AFP)

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