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SuisseVers une nouvelle vague de suppressions de postes

Le cabinet de reclassement Von Rundstedt, qui a interrogé plus de 2000 personnes licenciées et 200 entreprises, s’attend à de nouvelles suppressions d’emplois en raison «des budgets conservateurs pour 2021».

Une première vague de licenciements avait eu lieu juste après le confinement de mars-avril 2020 . 

Une première vague de licenciements avait eu lieu juste après le confinement de mars-avril 2020 .

Keystone

Une nouvelle vague de suppressions de postes est à craindre dans trois à six mois, en raison des incertitudes économiques liées à la pandémie de coronavirus, a averti mardi le spécialiste du reclassement Von Rundstedt. Face aux difficultés pour retrouver un emploi, le réseau personnel devient de plus en plus important pour rebondir.

Le cabinet de reclassement, qui a interrogé plus de 2000 personnes licenciées et 200 entreprises, s’attend à de nouvelles suppressions de postes en raison «des budgets conservateurs pour 2021 établis par les grandes sociétés», selon un communiqué.

Une première vague de licenciements avait eu lieu juste après le confinement de mars-avril 2020 et avait essentiellement touché des intérimaires et des employés de petites sociétés, suivie en juillet et août de suppressions de postes dans de grandes entreprises.

Commerce de détail aussi touché

Alors que ces deux dernières années, ce sont essentiellement les secteurs de la finance et de l’industrie pharmaceutique qui ont été touchés par des suppressions de postes, c’est désormais le commerce (de détail, des biens de consommation et du luxe) qui est concerné. Les services aux entreprises sont également touchés par cette situation.

Comme l’ont relevé d’autres études – notamment celle de l’Association suisse de l’Outplacement début janvier – la durée s’allonge pour trouver un nouvel emploi. Dans ce contexte, les réseaux personnels et les nouveaux postes non affichés gagnent en importance pour rebondir. En 2020, la période nécessaire pour retrouver du travail s’est allongée de 1,5 mois à 6,9 mois. Selon Von Rundstedt, ce ne sont pas tant les postes vacants qui font défaut, mais les processus de recrutement qui se sont allongés.

Point positif, les salaires sont restés stables, a également constaté le spécialiste du reclassement.

Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) avait indiqué vendredi que la crise sanitaire avait fortement affecté le marché du travail en Suisse l’année dernière. Le taux de chômage a atteint 3,1% en 2020 et va vraisemblablement encore augmenter en janvier, avant de retomber à l’approche de l’été.

(ATS)

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