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TennisVers une quarantaine active avant l’Open d’Australie

Selon «The Age», l’ATP a rassuré ses joueurs: ils pourront s’entraîner durant les 14 jours de quarantaine obligatoires avant le Grand Chelem australien.

par
Mathieu Aeschmann
Le monde du tennis devra s’armer de patience avant de retrouver le ciel orangé au-dessus des night sessions de la Rod Laver Arena. EPA/DAVE HUNT AUSTRALIA AND NEW ZEALAND OUT

Le monde du tennis devra s’armer de patience avant de retrouver le ciel orangé au-dessus des night sessions de la Rod Laver Arena. EPA/DAVE HUNT AUSTRALIA AND NEW ZEALAND OUT

KEYSTONE

Entre les instances du tennis et le gouvernement de l’État de Victoria, le bras de fer se fige autour d’un point précis: les modalités de la quarantaine que devront respecter les participants au prochain Open d’Australie. C’est désormais acquis: si l’AO a bien lieu, il débutera avec une ou deux semaines de retard et chaque joueur devra s’astreindre à l’isolement décidé par les autorités australiennes pour préserver leur territoire du Covid-19. Mais un doute subsiste et il est d’importance: à quel point cette quarantaine sera-t-elle stricte? Ou plus exactement: sera-t-il possible pour Federer, Nadal and Co. de s’entraîner?

Selon une indiscrétion révélée vendredi par le quotidien australien «The Age», l’ATP a rassuré ses joueurs en leur assurant qu’ils pourraient bouger. Une information qui n’a toutefois pas été validée par Tennis Australia ou le gouvernement. Or ce point est évidemment décisif. Car il y a peu de chances de voir les meilleurs joueurs et joueuses du monde accepter une immobilisation totale de deux semaines à quelques jours d’un Grand Chelem.

«C’est impossible de se préparer dans ces conditions. Et je pense que si le gouvernement campe sur ses positions, il n’y aura tout simplement pas de tournoi, explique John Millman, lequel est justement en pleine quarantaine après son retour au pays. Les meilleurs ne prendront pas le risque de faire passer leur corps de 0% à 100% d’un coup, le risque de blessure est trop élevé. En plus, le circuit a réussi à cohabiter avec le virus durant ces derniers mois. Donc je ne crois pas qu’il acceptera un confinement strict.»

Désormais élu au Conseil des joueurs, l’Australien possède une voix qui porte, au pays et parmi la caravane du tennis. Il incarne donc le profil du parfait facilitateur. Sa position? Une quarantaine hybride avec test à l’arrivée puis bulle sanitaire dans laquelle chacun pourrait s’entraîner et s’entretenir physiquement. «C’est dur pour mes collègues étrangers de comprendre la rigidité des règles australiennes, même si elles ont démontré leur efficacité, continue John Millman. Cela dit, voilà quatre mois que nous fonctionnons de la même manière: avec un test à l’arrivée, 24 heures dans la chambre d’hôtel jusqu’au résultat puis un environnement protégé. Je pense que c’est possible de reproduire ce schéma à Melbourne.»

Tel est sans doute l’accord que l’ATP semble avoir trouvé avec les organisateurs de l’Open d’Australie.

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3 commentaires
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Etasseur

27.11.2020 à 17:11

A Singapour c'est 2 semaines à l'hôtel, facturées 2000 CHF mais sans possibilité de choisir l'hôtel, lors du retour. Le Japon a également des règles très sévères. L'Australie est dans cette sphère d'influence et suit la même logique. La bulle ouverte, en revanche, n'a pas très bien fonctionné à New York avec beaucoup de zèle d'un côté et de légèreté de l'autre. Wait and see mais quand on connait les enjeux financiers de l'open d'Australie, le plus grand event du pays, on imagine aisément que des solutions seront trouvées d'ici là

Alf

27.11.2020 à 17:10

N’ont-ils pas interdit l’entrée aux non résidents ainsi qu’aux non nationaux qui ne seraient pas vaccinés contre le covid !? Deux-poids deux-mesures économie avant tout plutôt standard somme toute...