Formule 1 – Verstappen-Hamilton: ce sera la course du siècle
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Formule 1Ce sera la course du siècle

Max Verstappen partira en pole-position cet après-midi, avec des pneus tendres. Lewis Hamilton partira 8 mètres derrière lui, en pneus mediums. La course-poursuite s’annonce hallucinante.

par
Luc Domenjoz

Un départ important

Lors des qualifications, Max Verstappen a choisi de franchir la deuxième phase en pneus tendres - l’obligeant ainsi à prendre le départ avec ces mêmes pneus.

Au départ du Grand Prix d’Abu Dhabi, Max Verstappen aura donc le double avantage d’une meilleure position que Lewis Hamilton - il partira huit mètres devant le Britannique - et de pneus nettement plus performants, qui devraient lui permettre un meilleur départ.

Au premier virage, le Néerlandais devrait donc pouvoir virer en tête - ce qui évitera un accrochage entre les deux pilotes, Lewis Hamilton, deuxième, n’ayant aucun intérêt à chercher l’accident.

La suite pourrait s’avérer plus complexe pour la Red Bull: les pneus tendres permettent en principe un avantage d’une demi-seconde au tour sur les pneus mediums, mais leur durée de vie semble nettement plus faible. Max Verstappen va donc devoir s’arrêter plus tôt que Lewis Hamilton, et la victoire aujourd’hui - et donc le titre mondial -, se jouera probablement en faveur de celui et de l’écurie qui auront la meilleure stratégie.

«Avec la voiture de Lewis, je serais déjà champion»

Le débat dure depuis la nuit des temps automobiles. En Formule 1, la monoplace vaut 95% du résultat, le pilote ne parvenant à faire la différence que pour 5%, au mieux. Romain Grosjean avait ainsi déclaré, dans une phrase restée célèbre, qu’il était «plus rapide que sa voiture».

Reprenant le constat, Max Verstappen a déclaré au quotidien d’Amsterdam De Telegraaf qu’il serait «déjà champion du monde» s’il pilotait la voiture de Lewis Hamilton. Dans la même interview, il a ajouté qu’il «rendait Lewis Hamilton nerveux quand il voyait la Red Bull dans ses rétroviseurs». Le Britannique n’a pas commenté.

Max Verstappen: «Lewis Hamilton devient nerveux quand il voit la Red Bull dans ses rétroviseurs.»

Max Verstappen: «Lewis Hamilton devient nerveux quand il voit la Red Bull dans ses rétroviseurs.»

AFP

Norris en observateur

Lors des qualifications, les deux leaders du championnat ont creusé le trou sur leurs adversaires. Lando Norris, qui partira en troisième position, a signé un chrono à une demi-seconde de Lewis Hamilton. Les deux équipiers des leaders, Sergio Perez chez Red Bull et Valtteri Bottas chez Mercedes, sont plus loin. Le Finlandais explique que ses réglages sont entièrement tournés vers la course, et qu’il ne pouvait pas aller plus vite en qualifications.

Lando Norris, en tout cas, ne tient pas à se mêler au duel qui se jouera devant lui. «Je serai en très bonne position pour observer, mais je vais prendre garde à ne gêner ni Max ni Lewis», s’amusait Lando Norris après les qualifications, trop heureux d’être aussi bien placé sur la grille de départ.

Lando Norris s’élancera en troisième position, juste derrière Max Verstappen et Lewis Hamilton.

Lando Norris s’élancera en troisième position, juste derrière Max Verstappen et Lewis Hamilton.

Getty Images

350e et dernière pour Räikkönen

Ce dernier Grand Prix de la saison marquera aussi le dernier Grand Prix de la carrière en F1 de Kimi Räikkönen. Un personnage unique s’en va, après avoir bouclé sa boucle de F1. Arrivé au Grand Prix d’Australie 2001 chez Sauber (il avait marqué d’entrée ses premiers points), il a marqué deux décennies de son talent et de son caractère taiseux. Passé chez McLaren puis chez Ferrari (champion du monde 2007, la Scuderia attend un champion du monde depuis), il s’est retiré de la Formule 1 pour courir en rallye avant de revenir chez Lotus en 2012, de retourner chez Ferrari (dernière victoire aux USA en 2018) avant de passer ses trois dernières saisons chez Alfa Romeo Sauber.

Sur sa monoplace, ce week-end, on peut lire «Dear Kimi, we will leave you alone now» («Cher Kimi, nous allons te laisser tranquille maintenant»). Une allusion à l’une des phrases les plus célèbres du Finlandais, alors qu’il pilotait chez Lotus, quand il a répondu à son ingénieur, dans sa radio de bord: «I know, leave me alone» («Je sais, laisse-moi tranquille». Ou plutôt, en réalité: «Fous-moi la paix»).

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