Football: Veseli: «Plus le temps passait, moins il y avait d’espoir»
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FootballVeseli: «Plus le temps passait, moins il y avait d’espoir»

Le défenseur vaudois, prêté par Empoli au Mans jusqu’à la fin de la saison, revient sur ses derniers mois marqués par une relégation. Et fait le point sur sa situation.

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Sport-Center
Frédéric Veseli sous les couleurs d'Empoli (Photo: DR).

Frédéric Veseli sous les couleurs d'Empoli (Photo: DR).

Au bout du fil, le ton est serein, posé. Revenu en Suisse suite à l’arrêt de la saison en France, Frédéric Veseli semble être passé à autre chose après une longue période d’incertitude liée au coronavirus et achevée par la relégation du Mans en National 1, le troisième échelon national.

Flash-back: le 30 avril, le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, annonce que l’exercice en cours de Ligue 1 et Ligue 2 est définitivement stoppé. Reste à statuer sur les classements finaux. Le Mans, où Veseli a atterri en janvier pour un prêt de six mois en provenance d’Empoli (Italie), fait alors partie des équipes qui ont gros à jouer. 19e de Ligue 2 au moment de la suspension des matches, le club sarthois craint pour son sort. Bien que plusieurs scénarios soient étudiés, dont la possibilité d’élargir la deuxième division à 22 équipes, la FFF gèle les classements et acte donc la descente du Mans en National 1. Le Mans conteste la décision auprès du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) mais a été débouté ce vendredi.

Seulement 5 matches avec Le Mans

La fin – présumée – d’un feuilleton qui laisse un goût amer à Veseli. «C’est dommage que la saison se termine comme ça, confie le défenseur vaudois. On avait les joueurs et l’entraîneur pour se maintenir. Quand on voit les autres championnats reprendre un par un, on se dit qu’on aurait pu les imiter. Au début, je pensais que la saison allait reprendre. Mais plus le temps passait, moins il y avait d’espoir. Nous, joueurs, ne pouvons pas influencer sur la décision qui a été prise donc on est obligé de se faire une raison.»

Arrivé le 31 janvier, dans les toutes dernières heures du mercato hivernal, l’international albanais n’aura disputé que 5 matches avec sa nouvelle formation. «Mon objectif était de me faire remarquer en France après tant d’années en Italie (il évoluait à Empoli depuis 2016, ndlr). À cause de cette situation exceptionnelle, cela n’a pas été le cas.» Dans la foulée, l’intéressé «relativise»: «Des gens ont été bien plus affectés que moi. Je me mets surtout du côté du club qui descend. Avec le peu de temps que j’y ai passé, je n’ai pas pu avoir de connexion avec les gens de la région mais je me doute que beaucoup de supporters et personnes du club souffrent de cette descente.»

«La Suisse peut m’intéresser»

Alors que son prêt touche à sa fin, Veseli se dit «dans l’attente». «Je n’ai pas encore eu de nouvelles d’Empoli. Ils ont une saison à terminer (en Serie B, ndlr). Il me reste un an de contrat là-bas, ils me payent donc s’ils veulent me garder, je resterai.»

Toutefois, l’ancien joueur de Lugano ne ferme pas la porte à un départ. «La situation dans laquelle j’ai quitté Empoli n’était pas très bonne.» S’il assure «ne pas vouloir en dire trop», Veseli sous-entend qu’il ne jouit plus du même statut au sein du club toscan. «Je partirai seulement si un beau projet se met en avant, dans un club où je puisse jouer et apporter mon expérience. Je suis ouvert à tout, je n’ai pas de préférences dans l’absolu. Je peux m’adapter partout, je parle cinq langues.»

La Suisse, dans tout cela, constitue-t-elle une option? «Bien sûr, répond-il. J’ai grandi à Renens, joué au Lausanne-Sport en jeunes et évolué avec les équipes de Suisse jusqu’en M21. La Suisse peut m’intéresser.»

Brice Cheneval

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