Iran: Victoire des pro-Rohani aux législatives
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IranVictoire des pro-Rohani aux législatives

La coalition des réformateurs et modérés a gagné face aux conservateurs. Les résultats définitifs sont encore attendus.

Le second tour des législatives s'est tenu vendredi 29 avril. Les premiers résultats concordants des médias donnent la coalition favorable au président Hassan Rohani gagnante. La répartition finale des sièges n'est pas encore connue. (Image - 29 avril 2016)

Le second tour des législatives s'est tenu vendredi 29 avril. Les premiers résultats concordants des médias donnent la coalition favorable au président Hassan Rohani gagnante. La répartition finale des sièges n'est pas encore connue. (Image - 29 avril 2016)

Keystone

Les candidats réformateurs et modérés ont remporté le second tour des législatives de vendredi en Iran, selon des résultats partiels publiés samedi. Ils devraient disposer d'un groupe parlementaire conséquent pour soutenir la politique du président Hassan Rohani.

Selon des résultats partiels non encore officiels publiés par les médias à Téhéran, y compris les médias conservateurs, la liste «Espoir» des réformateurs et modérés a gagné au moins une trentaine des 68 sièges qui étaient en jeu vendredi. Les résultats officiels doivent être publiés samedi dans la journée.

L'agence Fars, proche des conservateurs, affirme que les réformateurs et modérés ont obtenu au moins 33 sièges contre 21 pour les conservateurs. Le site d'information Tasnim, également proche des conservateurs, accorde à la coalition des réformateurs et modérés 35 sièges.

Le poids des indépendants

C'est la première fois depuis 2004 que l'assemblée ne sera plus dominée par les conservateurs et que les deux grandes tendances politiques iraniennes seront représentées de manière à peu près égale.

Il faudra attendre les résultats officiels et définitifs, ainsi que la position des députés indépendants - une trentaine au total sur les 290 sièges du parlement - pour savoir si les alliés du président Rohani obtiendront la majorité au Parlement.

Mais même s'ils ne l'obtiennent pas, le camp pro-Rohani devrait pouvoir compter sur des conservateurs pragmatiques plus conciliants, les plus radicaux d'entre eux, opposés à la politique d'ouverture du président, ayant été éliminés dès le premier tour.

Nombre record de femmes

Au premier tour du 26 février, les Iraniens avaient élu 103 conservateurs et 95 réformateurs/modérés ainsi que 14 indépendants dont la tendance politique n'est pas clairement définie. Parmi les élus du premier tour figuraient aussi quatre conservateurs modérés soutenus par les réformateurs, ainsi que cinq représentants des minorités religieuses (juifs, arméniens, assyriens et zoroastriens).

L'élection d'une députée réformatrice a été invalidée à Ispahan (centre). Il y aura donc une élection partielle à une date non précisée.

Au moins trois femmes ont été élues au second tour, s'ajoutant au 13 l'ayant emporté le 26 février. La nouvelle assemblée comprendra donc au moins 16 femmes, dont quinze réformatrices, contre neuf conservatrices dans la précédente. C'est la première fois depuis la révolution islamique de 1979 que le Parlement comptera autant d'élues.

Accord sur le nucléaire

La nouvelle assemblée se réunira fin mai pour élire son chef. Le président sortant, Ali Larijani, un conservateur modéré, et le chef de file des réformateurs et modérés, Mohammad Reza Aref, devraient être en lice.

Contrairement aux plus radicaux de son camp, Ali Larijani a défendu l'accord du 14 juillet sur le nucléaire conclu entre Téhéran et les grandes puissances. Le second tour des législatives est intervenu un peu plus de trois mois après l'entrée en vigueur de cet accord et la levée d'une grande partie des sanctions internationales contre l'Iran.

Mais, en l'absence de retombées économiques concrètes suivant la fin des sanctions, l'exaspération commence à se faire sentir en Iran. Or Hassan Rohani mise justement sur les retombées de cet accord pour faire baisser le chômage qui touche 11% de la population active, près de 25% de jeunes.

(AFP)

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