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LausanneVideurs mis à la porte

Soumis à de nouvelles exigences (pas de dette et pas de casier judiciaire), plusieurs surveillants sont licenciés contre la volonté de leur patron. Reportage.

par
Fabien Feissli
«Ici, on fait surtout de la prévention et de l’accueil, 80% de notre boulot, c’est du social», explique Philippe Dutoit.

«Ici, on fait surtout de la prévention et de l’accueil, 80% de notre boulot, c’est du social», explique Philippe Dutoit.

Yvain Genevay

Grosse veste noire sur le dos, oreillette branchée et petit sourire aux lèvres. Voilà comme Philippe Dutoit accueille les clients du MAD. «Il faut leur donner envie d’entrer. Etre courtois mais ferme», explique celui qui est videur depuis cinq ans. Un métier qu’il ne pourra bientôt plus exercer. Depuis le 1er octobre, les agents de sécurité des établissements publics sont soumis au concordat sur les entreprises de sécurité. Ils doivent donc répondre à un certain nombre d’exigences. Notamment, n’avoir ni casier judiciaire ni actes de défaut de biens. «J’ai reçu ma lettre de licenciement. C’est dégueulasse, je n’ai commis aucune faute et mon patron ne veut pas me virer», s’insurge Philippe Dutoit. Le Vaudois de 46 ans le reconnaît, il a des dettes qui datent de son divorce. «Mais si je ne peux plus travailler, comment je fais pour les rembourser?» s’interroge-t-il.

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