Publié

«No Billag»Villes et les milieux culturels contre l'initiative

Le «Non» à l'initiative visant la suppression du service public a reçu de nouveaux soutiens vendredi.

Le bâtiment de la RTS à Genève.

Le bâtiment de la RTS à Genève.

Keystone

Les villes suisses ont un intérêt culturel direct au maintien de la SSR et autres médias audiovisuels régionaux bénéficiaires de la redevance. A l'unanimité, le comité de leur organisation faîtière recommande le rejet de l'initiative «No Billag» le 4 mars prochain.

Une offre de programmes audiovisuels diversifiée et indépendante revêt «une importance considérable pour la formation de l'opinion politique et la cohésion nationale dans un pays plurilingue», écrit vendredi l'Union des villes suisses (UVS). Or le financement par la redevance contribue grandement à l'indépendance de la radio et de la télévision.

Si ces dernières étaient à l'avenir entièrement financées par le privé, comme le veut l'initiative, la formation d'une opinion publique indépendante serait en danger, ajoute le comité de l'UVS. Craignant un véritable démantèlement médiatique, cette dernière souligne que la couverture d'événements dans les communes de diverses régions du pays ne serait plus garantie.

Culture menacée

Le rôle des médias financés par la redevance, la SSR en particulier, est considéré par l'UVS comme un argument fort contre l'initiative. La SSR soutient notamment les festivals de cinéma, de musique et d'autres manifestations culturelles, rappelle la faîtière des villes.

Un oui à «No Billag» aurait donc de graves conséquences sur la place culturelle suisse, selon elle. Une affirmation partagée par suisseculture pour qui l'art et la culture ont besoin de médias indépendants, sans but lucratif et proposant une offre large. Les radios et télévisions sous concession constituent pour les créateurs culturels un forum important et représentent pour les artistes de toutes les disciplines une source de revenus vitale.

Pour la faîtière des associations de créateurs artistiques, de professionnels des médias et des sociétés de droits d'auteur, «les médias à but lucratif et financement privé ne se consacreront jamais dans une mesure comparable à la culture dans notre pays et nos régions. Dans le travail radiophonique et télévisuel, ils ne cherchent pas d'abord la qualité et le long terme, mais un rapide succès commercial», écrit suisseculture dans un communiqué vendredi.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!