Football - Vilmos Vanczak: «Young Boys part légèrement favori, mais…»
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FootballVilmos Vanczak: «Young Boys part légèrement favori, mais…»

Coach assistant du FC Puska depuis 2018, l’ancien défenseur du FC Sion sera un observateur attentif du barrage aller entre le champion de Suisse et Ferencvaros, ce soir à Berne. Il dissèque les forces en présence.

par
Nicolas Jacquier
Vilmos Vanczak a évolué au FC Sion durant près de dix saisons, au point d’en devenir l’un des piliers.

Vilmos Vanczak a évolué au FC Sion durant près de dix saisons, au point d’en devenir l’un des piliers.

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Des Young Boys ou de Ferencvaros, qui décrochera la poule aux œufs d’or? Hormis l’énorme enjeu financier d’un duel à 25 millions de francs, la perspective de tomber peut-être sur le PSG de Messi pimentera d’autant ce barrage de la Ligue des champions. Le tirage au sort des groupes aura lieu le 26 août à Istanbul, moins de 24 heures après la fin des matches retour.

Presque dix ans avec le FC Sion

Entre Suisses et Hongrois, le verdict pourrait s’avérer plus serré qu’imaginé. C’est aussi l’avis de Vilmos Vanczak (38 ans), actuel assistant au FC Puskas Academia, club de 1re division basé à Felcsut. «YB est légèrement favori mais à ce stade, cela ne veut rien dire», concède-t-il.

L’ancien défenseur international (80 sélections/4 buts) est surtout connu en Suisse pour avoir porté le maillot du FC Sion de 2007 à 2016. A Tourbillon, Vanczack a disputé 296 matches, inscrivant pas moins de 41 buts durant son passage en Valais.

«Si YB laisse trop d’espaces à son adversaire, les rapides attaquants de Ferencvaros sauront en profiter»

Vilmos Vanczak, coach assistant du FC Puskas Academia

Si la pelouse synthétique du Wankdorf devrait plutôt avantager les Bernois, que faut-il craindre de Ferencvaros? «C’est une équipe de contres, très à l’aise dans les transitions et plutôt efficace, reprend notre interlocuteur. Si YB laisse trop d’espaces à son adversaire, les rapides attaquants de Ferencvaros sauront en profiter.»

Le portier Dénes Dibusz (30 ans) est l’une des stars de l’équipe, au même titre que l’ailier marocain Myrto Uzuni (26 ans), que la défense bernoise devra surveiller de près. «Ferencvaros aurait souhaité un autre adversaire qu’YB pour ces play-off. Ses joueurs et leur nouveau coach autrichien (ndlr: Peter Stöger) sont malgré tout relativement confiants.»

Encore 20 minutes à jouer

Le technicien Vilmos Vanczak, qui suit toujours de près les résultats du FC Sion – «Allez savoir, peut-être en serai-je un jour l’entraîneur» –, sera bien sûr devant sa TV sur le coup de 21 h. Avant cela, il effectuera avec le FC Puskas trois heures de route pour rejoindre Zalaegerszeg, à proximité de la frontière autrichienne, afin d’y terminer un match de championnat interrompu ce week-end. «Il reste 20 minutes à jouer, le match avait été arrêté en raison d’un violent orage qui s’était abattu sur la région alors que l’on menait 2-1

«Je vois assez une victoire d’YB sur le score de 1-0, ce qui serait aussi un bon résultat pour Ferencvaros avant le match retour»

Vilmos Vanczak, coach assistant du FC Puskas Academia

Dans sa carrière, notre interlocuteur n’a jamais défendu les couleurs de Ferencvaros. «Moi, j’étais d’Ujpest, le grand rival. Mais dès lors que l’on parle d’Europe, tous les Hongrois se rangent derrière Ferencvaros», explique Vanczak. Comme on lui demande son pronostic, l’ancien défenseur ne tergiverse pas. «Je vois assez une victoire d’YB sur le score de 1-0, ce qui serait aussi un bon résultat pour Ferencvaros avant le match retour.»

Une «première» au Wankdordf

Assez curieusement, les chemins de Young Boys et de Ferencvaros ne s’étaient encore jamais croisés avant le rendez-vous de ce mercredi au Wankdorf. Le club bernois a certes déjà affronté des adversaires hongrois (Vasas en 1957, MTK Budapest en 1958 et beaucoup plus récemment Debreceni), dans le même temps où son opposant du soir en a déjà décousu avec le FC Zurich (1982), Grasshopper (1995) et Bâle (2004).

Sur le coup de 21h, ce sera donc une «première» pour des Bernois toujours privés des blessés Von Ballmoos (remplacé par Faivre), Lustenberger, Lauper et Nsame ainsi que d’Aebischer (suspendu). Dans la hiérarchie européenne, le champion de Suisse est classé au 46 rang, celui de Hongrie au 92e, mais cela ne signifie pas grand-chose.

Alors que la seule participation des Bernois à la phase de poule de la Ligue des champions remonte à l’automne 2018, son hôte peut se targuer d’une double présence. Incorporés dans le même groupe que GC en 1995 (qu’ils étaient venus battre 3-0 dans l’ancien Hardturm avant de concéder le nul à Budapest), les Hongrois avaient participé à la Ligue des champions 2020-2021 après avoir éliminé Celtic Glasgow, Dinamo Zagreb et enfin Molde en barrage. Versé dans le groupe G avec la Juventus, Barcelone et le Dynamo Kiev, Ferencvaros avait bouclé son périple avec un seul point au compteur (2-2 contre les Ukrainiens).

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