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PolémiqueVincent Maraval répond à Anne Sinclair

Le producteur de «Welcome to New-York», fortement inspiré par le scandale mettant en cause Dominique Strauss-Kahn, affirme que «nulle part dans le film, il n'y a de haine des juifs.»

par
Cover Media
Vincent Maraval, Abel Ferrara, Jacqueline Bisset et Gérard Depardieu profitent de l'air de Cannes pour promouvoir «Welcome to New-York».

Vincent Maraval, Abel Ferrara, Jacqueline Bisset et Gérard Depardieu profitent de l'air de Cannes pour promouvoir «Welcome to New-York».

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Les prises de parti de Vincent Maraval, l'un des fondateurs de la société de production et distribution Wild Bunch, sont sur le point de devenir historiques. Le producteur n'a jamais hésité à dire ce qu'il pensait des diverses polémiques qui touchent le cinéma français, quitte à les provoquer lui-même.

Dernier coup d'éclat en date, le nouveau film d'Abel Ferrara, «Welcome to New York», que le producteur et distributeur a décidé de ne pas sortir au cinéma mais directement sur les canaux de vidéo à la demande.

Par ailleurs, le film revenant sur l'affaire DSK, il s'est mis à dos quelques personnalités de premier ordre. Si Dominique Strauss-Kahn a décidé de poursuivre le film en justice, Anne Sinclair, elle, s'est fendue d'une simple lettre dans le Huffington Post, dont elle est la directrice, et dans laquelle elle exprime tout le mépris que le film lui évoque. Elle n'hésite pas à condamner l'antisémitisme exprimé par Abel Ferrara et Vincent Maraval dans la manière dont ils décrivent Simone, le personnage inspiré d'elle.

«C'est compliqué de réagir à cela»

«C'est compliqué de réagir à des choses qui ne correspondent pas au film, a-t-il expliqué au Parisien. […] C'est un peu le truc tarte à la crème, le chiffon rouge qu'on agite souvent à Cannes. «La Vie est Belle», de Roberto Benigni, avait été taxé antisémite, «La Liste de Schindler», de Steven Spielberg, aussi, Jean-Luc Godard à plusieurs reprises a été accusé. Ça marche à chaque fois. C'est une stratégie de défense insultante parce que l'antisémitisme, c'est grave. Nulle part dans le film, il n'y a de haine des juifs. »

Le producteur en profite pour venir à la défense d'Abel Ferrara, qui d'après lui, n'a rien d'un antisémite. « Ça me fait mal pour lui. Il a 62 ans. Abel a réalisé 25 films. Il n'y a qu'à les regarder. C'est quelqu'un qui appelle un chat un chat, réagit-il vivement. Evidemment, il n'est pas antisémite. C'est encore une accusation très grave. » Jean Veil, l'avocat de Dominique Strauss-Kahn n'a pas hésité à dire que Welcome to New York était une «merde», une insulte à laquelle le producteur réagit avec mesure. «On a droit à tout. Il me traite aussi de coucou. Nous, nous n'avons pas utilisé ce genre d'insultes», conclut Vincent Maraval.

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