Hockey sur glace: Vincent Praplan, bien dans la vie, bien sur la glace

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Hockey sur glaceVincent Praplan, bien dans la vie, bien sur la glace

Après une dernière saison compliquée, l’ailier valaisan a pris ses marques à Berne. L’arrivée d’un nouvel entraîneur lui a permis de retrouver un rôle en vue. Vendredi, le SCB reçoit le HC Bienne.

par
Cyrill Pasche
Vincent Praplan (au centre) a retrouvé le sourire au SCB cette saison. 

Vincent Praplan (au centre) a retrouvé le sourire au SCB cette saison.

KEYSTONE

Vincent Praplan déambule dans les couloirs de la Tissot Arena, mardi après la victoire face à Bienne (3-4). L’ailier valaisan de 26 ans, auteur de deux passes décisives, a vraiment l’air «fit»: moins massif, plus élancé, plus athlétique.

Sur la glace aussi, cela se voit: son coup de patin lui demande beaucoup moins d’efforts que la saison dernière, lorsqu’il venait de revenir en Suisse (au CP Berne) après avoir infructueusement tenté sa chance en Amérique du Nord durant l’exercice 2018-2019 (San Jose et Springfield en AHL). «Le semi-confinement du printemps m’a non seulement permis de souffler un peu mais aussi d’effectuer une préparation physique complète. Par le passé, avec les championnats du monde jusqu’à la fin du mois de mai, ce n’était tout simplement pas possible. Cela m’a fait vraiment fait du bien et je le ressens aujourd’hui sur le plan physique.»

Vincent Praplan est le topscorer du CP Berne après cinq matches de championnat. Le Valaisan, plus dynamique que la saison passée, a retrouvé son coup de patin dévastateur. 

Vincent Praplan est le topscorer du CP Berne après cinq matches de championnat. Le Valaisan, plus dynamique que la saison passée, a retrouvé son coup de patin dévastateur.

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Praplan va plus vite, il est plus agile, plus dynamique, plus «joueur». Il a l’air de se sentir à l’aise et le fait d’être entouré sur la glace par l’excellent suédois Ted Brithen et le capitaine Simon Moser y est sans doute pour beaucoup. Reste que Vincent Praplan ressemble de nouveau à… Vincent Praplan. A celui de Kloten (entre 2014 et 2018 chez les pros) et de l’équipe nationale. «C’est vrai, dit-il. Je tente davantage de choses sur la glace, un peu comme quand je jouais à Kloten. C’est aussi que mon rôle ressemble davantage à celui que j’avais à l’époque.»

Il ne le cache pas. Le changement d’entraîneur lui a fait un bien fou. Le très strict Kari Jalonen (remercié au mois de février et remplacé par Hans Kossmann), ce n’était pas vraiment sa tasse de thé. «Le courant ne passait pas», admet Vincent Praplan, limité à 28 points en 50 matches la saison dernière (10 buts).

«J’ai dit à Florence (Schelling) qu’il était exclu que je bouge d’ici»

Vincent Praplan, ailier du SCB

Les rumeurs d’échange au LHC (contre Joël Vermin), avant le début de la saison, l’ont-elles piqué au vif? «Quand j’ai entendu que mon nom circulait du côté de Lausanne, je suis allé voir notre directrice sportive, Florence Schelling, et je lui ai dit qu’il était exclu que je bouge d’ici. Nous avons mis les choses au clair et je sais que cette volonté de m’échanger ne venait en tout cas pas du SCB.»

L’arrivée de Don Nachbaur coïncide aussi avec le retour en forme de Vincent Praplan. Le coach canadien accorde toute sa confiance à l’ailier valaisan.

L’arrivée de Don Nachbaur coïncide aussi avec le retour en forme de Vincent Praplan. Le coach canadien accorde toute sa confiance à l’ailier valaisan.

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Avec un nouvel entraîneur à la baguette – le Canadien Don NachbaurPraplan a retrouvé un statut plus conforme à ses qualités: il est redevenu un joueur offensif de premier plan au SCB, et ce n’est d’ailleurs pas vraiment une surprise s’il étrenne actuellement le maillot de topscorer après 5 matches (2 buts et 3 assists). «La première année à Berne a été très difficile (ndlr: 2019-2020). L’équipe sortait de plusieurs saisons couronnées de succès et lorsque les défaites ont commencé à s’accumuler, il n’y a pas eu de remise en question. Pour ma part, je crois que je voulais trop en faire sur la glace. Et puis, après mon séjour en Amérique du Nord, il a aussi fallu que je me réadapte au jeu en Suisse. C’était compliqué…»

L’ailier valaisan a aussi pris ses marques hors de la patinoire. «Ma copine vit à Berne avec moi désormais. Quand on se sent bien dans la vie, on se sent aussi bien sur la glace. Je commence vraiment à me sentir à la maison.» Tout bonus pour le SCB, qui affronte de nouveau le HC Bienne vendredi soir, dans la capitale cette fois-ci.

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