Publié

ViticultureVins valaisans: l'interprofession veut soigner son image

Après les affaires qui ont secoué le monde viticole, l'Interprofession de la vigne et du vin du Valais (IVV) a élu un nouveau président et a avalisé le rapport «Viti Horizon 2020» qui préconise des contrôles plus sérieux de la filière.

Yvan Aymon était jusqu'ici porte-parole de l'IVV. Il a été élu président.

Yvan Aymon était jusqu'ici porte-parole de l'IVV. Il a été élu président.

ARCHIVES, Keystone

Après les affaires qui ont secoué le monde viticole, l'Interprofession de la vigne et du vin du Valais (IVV) a avalisé ce mercredi 25 mars le rapport «Viti Horizon 2020» qui préconise des contrôles plus sérieux de la filière. Elle a aussi élu Yvan Aymon à sa présidence.

Yvan Aymon était jusqu'ici porte-parole de l'IVV. Il a été élu président à l'unanimité et met ainsi un terme à l'intérim mis en place à la suite de la démission de Paul-André Roux, en août 2014.

L'ancien conseiller national valaisan (PDC) avait jeté l'éponge, vaincu par la charge de travail. Cette dernière avait selon lui considérablement augmenté suite à l'affaire Giroud qui a éclaboussé le monde vitivinicole.

Contrôles sérieux

Les affaires, mais aussi la disparition des surfaces viticoles, la rétribution des vendanges, la professionnalisation, la perte de parts de marché, ont contribué au lancement du projet «Viti Horizon 2020». Le rapport final a été avalisé par l'assemblée générale de l'IVV.

Il préconise notamment des contrôles «sérieux et efficaces». Les récentes affaires «ont démontré un certain flou dans la manière de traiter les infractions», indique le rapport.

L'IVV demande que les informations concernant les surfaces et celles concernant la production soient à l'avenir gérées par un seul et même organisme. Actuellement, les premières sont du ressort du service de l'agriculture et les secondes du laboratoire cantonal.

Sanctions à redéfinir

L'interprofession veut aussi un contrôle de la composition réelle des vins et des contrôles liés aux différentes catégories d'AOC. Mais elle prône le pragmatisme: une marge de tolérance de 5% est nécessaire dans la limite du rendement de l'AOC.

L'IVV souhaite aussi qu'une échelle de gravité soit établie pour les infractions. Elle veut que les sanctions soient mieux définies, même si elles doivent toujours aller de l'avertissement à la dénonciation pénale, comme actuellement. Les règles doivent être claires et tenir compte de la proportionnalité et de la volonté de fauter.

Gouvernance à revoir

La gouvernance de la vitiviniculture doit aussi être réformée. Le rôle des pouvoirs publics et celui des professionnels doit être redéfini pour éviter les mélanges actuels. L'Etat doit définir le «quoi» et la branche le «comment», indique l'IVV.

Les premières mesures de «Viti Horizon 2020» seront appliquées dès cette année. Elles s'échelonneront sur cinq ans.

(ats)

Votre opinion