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IndeViol collectif: la justice refuse de déplacer le procès

La cour suprême indienne, plus haute juridiction du pays, a rejeté une requête d'un des avocats. Il demandait le déroulement hors de New Delhi du procès de cinq auteurs présumés du viol collectif d'une étudiante dans un bus.

Manifestation à New Dehli contre les crimes sexuels à l'égard des femmes.

Manifestation à New Dehli contre les crimes sexuels à l'égard des femmes.

ARCHIVES, AFP

La cour suprême indienne a rejeté mardi une requête demandant le déroulement hors de New Delhi du procès de cinq auteurs présumés du viol collectif d'une étudiante dans un bus.

Un de leurs avocats craignait que le procès ne soit pas équitable en raison de l'émotion suscitée par l'affaire.

La plus haute juridiction a rejeté la demande car le défenseur a cessé de représenter son client.

Cinq auteurs présumés, âgés de 19 à 35 ans, sont actuellement jugés devant une cour d'assises pour enlèvement, viol et meurtre, des chefs d'accusation passibles de la peine de mort.

Ils comparaissent selon une procédure accélérée pour contourner le système judiciaire indien notoirement lent et sous la pression de l'opinion publique. Celle-ci réclame un verdict rapide et exemplaire après cette agression qui a choqué le pays et ému la communauté internationale.

Un mineur accusé

Un sixième auteur présumé doit comparaître devant une juridiction pour mineurs.

La victime, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans, qui revenait du cinéma avec son compagnon le 16 décembre, a été violée à plusieurs reprises, agressée sexuellement avec une barre de fer, puis jetée à moitié nue hors du bus.

Elle est décédée treize jours plus tard dans un hôpital de Singapour, où elle avait été transférée après trois interventions chirurgicales et un arrêt cardiaque en Inde.

(ats)

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