États-Unis: Violences au Capitole: plus de 150 personnes inculpées
Publié

États-UnisViolences au Capitole: plus de 150 personnes inculpées

Sur les quelque 400 participants à l’assaut du Capitole du 6 janvier, plus de 150 ont été arrêtés. Le bilan devrait augmenter.

Au sein du Capitole, le 6 janvier à Washington.

Au sein du Capitole, le 6 janvier à Washington.

AFP

Plus de 150 personnes ont été inculpées par la justice fédérale pour leur rôle dans les violences au Capitole le 6 janvier, ont annoncé mardi les autorités américaines.

Une cinquantaine d’autres font l’objet de poursuites devant les tribunaux de la capitale fédérale, a précisé le procureur fédéral Michael Sherwin lors d’un point presse. Ce bilan devrait encore augmenter, les enquêteurs ayant recueilli des informations sur environ 400 participants à ce coup de force. «Au moment où nous parlons, la liste s’allonge», a-t-il déclaré.

Dans un premier temps, la justice a retenu des chefs d’inculpation assez simples, comme «intrusion» ou «port illégal d’armes», afin d’avancer vite. Mais des accusations plus lourdes, notamment pour violences contre des policiers, ont été ajoutées à certains dossiers et certains prévenus encourent des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison, a précisé Michael Sherwin.

Procès de Trump au Sénat

Des partisans de Donald Trump s’étaient jetés à l’assaut du siège du Congrès au moment où les élus étaient en train de certifier la victoire de son rival démocrate Joe Biden à la présidentielle.

Cinq personnes sont mortes au cours de cette attaque, dont un policier tué par les manifestants et une protestataire abattue par un agent. Des bombes artisanales avaient par ailleurs été découvertes à proximité du Capitole, près des bureaux des partis démocrate et républicain. Les enquêtes sur ces faits les plus graves se poursuivent, selon Michael Sherwin.

L’ancien président a pour sa part été renvoyé en procès devant le Sénat, qui le jugera en février pour «incitation à l’insurrection». Pendant des semaines, il a nié sa défaite à la présidentielle, se présentant contre toute évidence comme victimes de «fraudes» massives. Juste avant l’assaut, il s’était adressé à ses partisans en leur demandant de monter leur «force».

(AFP)

Votre opinion