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TurquieViolentes manifestations après l'accident minier meurtrier

La police turque a tiré des gaz lacrymogènes mercredi à Ankara contre des centaines d'étudiants qui manifestaient contre le régime qu'ils tiennent pour responsable de l'accident qui a tué près de 238 mineurs dans l'ouest.

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Un tribunal a condamné mercredi à 15 ans de prison l'ex-PDG de la mine turque de Soma où 301 personnes ont été tués en mai 2014. (Mercredi 11 juillet 2018)

Un tribunal a condamné mercredi à 15 ans de prison l'ex-PDG de la mine turque de Soma où 301 personnes ont été tués en mai 2014. (Mercredi 11 juillet 2018)

Keystone
Un tribunal turc a suspendu jusqu'à mercredi le procès de la catastrophe minière qui s'est ouvert ce lundi matin 13 avril. 301 personnes avaient perdu la vie il y a près d'un an à Soma.

Un tribunal turc a suspendu jusqu'à mercredi le procès de la catastrophe minière qui s'est ouvert ce lundi matin 13 avril. 301 personnes avaient perdu la vie il y a près d'un an à Soma.

AFP
Un tribunal turc a suspendu jusqu'à mercredi le procès de la catastrophe minière qui s'est ouvert ce lundi matin 13 avril. 301 personnes avaient perdu la vie il y a près d'un an à Soma.

Un tribunal turc a suspendu jusqu'à mercredi le procès de la catastrophe minière qui s'est ouvert ce lundi matin 13 avril. 301 personnes avaient perdu la vie il y a près d'un an à Soma.

AFP

Le groupe de 700 à 800 manifestants voulaient marcher d'un campus universitaire d'Ankara au ministère de l'Energie situé dans le même district, conspuant le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Les manifestants ont riposté à l'intervention de la police anti-émeutes, qui a aussi fait usage de canons à eau, par des jets de pierre.

L'accident survenu dans une mine de charbon de Soma (ouest) a déjà coûté la vie à plus de 200 mineurs mais plus d'une centaine d'autres étaient encore piégés dans le puits, selon les autorités.

Manifestations sporadiques

Le drame, l'une des pires catastrophes industrielles de Turquie, a provoqué une forte réaction sur les réseaux sociaux notamment envers le gouvernement, accusé de négligence et d'indifférence contre le sort des travailleurs et des plus démunis en général, et des appels à manifester ont été lancés.

Des manifestations sporadiques ont eu lieu à Ankara et Istanbul, selon les médias. Dans cette dernière ville, une quinzaine de personnes se sont couchées pendant dix minutes sur le sol du métro de Taksim, place emblématique de la mégapole, pour rendre symboliquement hommage aux victimes de la catastrophe.

Le régime turc a été la cible d'une fronde inédite l'été dernier pendant laquelle des millions de personnes sont descendues dans les rues à travers le pays pour dénoncer son «autoritarisme» et sa «dérive islamiste».

(AFP)

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