12.10.2017 à 05:39

Etats-UnisVisas: Ankara espère une issue rapide au conflit

Un officiel turc a tenté mercredi d'apaiser la situation diplomatique avec Washington.

Image d'archive de Mehmet Simsek, vice-Premier ministre turc.

Image d'archive de Mehmet Simsek, vice-Premier ministre turc.

Keystone

La crise diplomatique qui oppose les Etats-Unis et la Turquie et qui a conduit à la suspension réciproque de l'octroi de visas est démesurée. Il y sera rapidement mis fin, a déclaré mercredi le vice-Premier ministre turc, Mehmet Simsek.

S'exprimant à Washington devant la chambre américaine de Commerce, Mehmet Simsek a adopté un ton apaisé et a garanti qu'Ankara considérait la sécurité des diplomates américains en poste en Turquie comme l'une des priorités. Il a qualifié d'opération de «routine» la détention d'un membre du personnel diplomatique américain.

L'arrestation de cet agent consulaire la semaine dernière a conduit les Etats-Unis à cesser d'octroyer des visas aux ressortissants turcs. En retour, la Turquie à pris une mesure identique à l'encontre des ressortissants américains.

«Agents»

L'ambassade des Etats-Unis à Ankara a dénoncé des accusations sans fondement visant l'employé du consulat à Istanbul. Ce dernier est soupçonné d'appartenir au réseau de Fethullah Gülen, un prédicateur exilé aux Etats-Unis qu'Ankara présente comme l'instigateur de la tentative de coup d'Etat de l'an dernier.

«Nous ne voulons pas que cette querelle dure une seconde de plus», a affirmé Mehmet Simsek, des propos qui contrastent avec le ton plus dur adopté mardi par le président turc Recep Tayyip Erdogan qui assurait que des «agents» avaient infiltré les missions américaines en Turquie et qu'Ankara ne considérait plus l'ambassadeur John Bass comme un émissaire légitime des Etats-Unis.

Mattis: les militaires turcs et américains font du «bon travail» ensemble

Les militaires turcs et américains font du bon travail ensemble, a souligné mercredi le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, alors que les tensions diplomatiques entre les deux pays, partenaires au sein de l'Otan, sont au plus haut.

«Nous maintenons une collaboration très étroite, des communications très étroites. Les interactions et l'intégration entre militaires n'ont pas été affectées par tout ceci», a noté M. Mattis. «Nous faisons du bon travail ensemble, entre militaires», a-t-il conclu.

(ats)

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