Genève: Visite du pape: un beau signe de dialogue

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GenèveVisite du pape: un beau signe de dialogue

La visite du pape François en juin prochain à Genève réjouit les évêques suisses. Une opportunité pour le mouvement oecuménique.

Le cardinal Kurt Koch.

Le cardinal Kurt Koch.

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Le pape François rencontrera le 21 juin à Genève les autorités helvétiques et le président de la Conférence des évêques suisses Mgr Charles Morerod, a annoncé vendredi le Vatican. Le Saint-Père visitera ensuite le centre oecuménique et dira la messe pour la communauté catholique locale.

C'est le cardinal suisse Kurt Koch qui a donné ces détails depuis le Vatican, la date de la visite en Suisse était connue depuis mercredi. Mgr Koch préside le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.

La visite du pape à Genève représente «une opportunité non seulement pour les membres du Conseil oecuménique des Eglises, mais pour l'entier du mouvement oecuménique, de trouver de nouvelles voies pour travailler ensemble», a fait valoir Mgr Kurt Koch.

«Nous devons nous aider réciproquement: c'est ça l'oecuménisme», a-t-il ajouté. «Dialogue théologique et collaboration pratique sont nécessaires pour atteindre l'unité, mais pas suffisants. Il faut la prière, comme nous le rappelle le pape François quand il nous invite à prier ensemble, les uns pour les autres et pour l'unité».

Conseil oecuménique des Eglises

Monseigneur Charles Morerod, qui espérait que le pape viendrait en Suisse, s'est dit «absolument enchanté» par cette visite sur les ondes de la RTS. L'évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg était au courant depuis quelque temps.

Le Conseil oecuménique des Eglises regroupe environ 350 Eglises, protestantes, luthériennes, anglicanes, orthodoxes et vieille catholique. Cette institution, qui fête ses 70 ans, représente plus de 500 millions de chrétiens à travers le monde.

Mgr Charles Morerod a rappelé que les relations entre le Conseil oecuménique des Eglises et le Saint-Siège n'étaient auparavant pas vraiment cordiales. Mais «il y a eu une vraie détente ces dernières décennies».

Du côté de la Conférence des évêques suisses, l'annonce a été accueillie avec une grande joie. C'est «un beau signe du dialogue œcuménique», écrit-elle sur son site internet.

Dispositif spécial

Puisqu'une messe est prévue, la police genevoise mettra en place un dispositif sécuritaire spécial pour les grandes manifestations. Le canton de Genève a toutefois l'habitude de recevoir des hôtes de marque: il accueille chaque année 2800 ministres et une centaine de chefs d'Etat.

Le dispositif sécuritaire sera adapté au programme du souverain pontife. «Nous collaborons avec le service fédéral de sécurité pour ce type de visite», a indiqué vendredi Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police genevoise. Le service fédéral évalue la situation et émet des recommandations. Le dispositif spécial devrait notamment consister en des blocs de béton et des fouilles du public.

Au niveau protocolaire, le pape François sera reçu par le nouveau président du Conseil d'Etat cantonal et par une délégation du Conseil fédéral emmenée par le président de la Confédération Alain Berset, a précisé Florence Noël, porte-parole du Département présidentiel genevois.

Le dernier pape à être venu en Suisse est Jean Paul II qui avait fait une visite pastorale en juin 2004 à Berne. Près de 70'000 personnes avaient assisté à la messe que le souverain pontife avait conduite sur la prairie de l'Allmend, en périphérie de la ville. Jean Paul II s'était aussi rendu à Genève en 1982 pour une visite aux organisations internationales.

(ats)

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