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DiplomatieVisite surprise de l'ex-premier ministre Hariri au Liban

Saad Hariri est arrivé vendredi au Liban pour sa première visite dans le pays depuis trois ans. Il a rencontré le premier ministre Tammam Salam à Beyrouth.

Saad Hariri (gauche) a été reçu par le premier ministre Tammam Salam à Beyrouth.

Saad Hariri (gauche) a été reçu par le premier ministre Tammam Salam à Beyrouth.

Reuters

Influente figure politique du sunnisme, Saad Hariri vit en exil depuis 2011. Il partage son temps entre la France et l'Arabie saoudite. Il avait quitté le Liban après le renversement du gouvernement par une coalition emmenée par le Hezbollah soutenu par l'Iran.

Sa visite intervient à un moment très délicat pour sa communauté, qui représente environ un tiers de la population du Liban. Dans ce pays, les sunnites sont en faveur de la rébellion syrienne et les chiites appuient le régime de Bachar al-Assad.

Samedi, des affrontement ont éclaté pour la première fois entre des djihadiste venus de Syrie et l'armée libanaise à Aarsal. Ce fief sunnite près de la frontière syrienne soutient la révolte contre Bachar al-Assad.

Opposé aux extrémistes

Saad Hariri a soutenu dès le début la rébellion modérée en Syrie. Il s'est toujours opposé aux extrémistes qui sont devenus plus forts en Syrie et font des émules au Liban, notamment à Tripoli (nord), Saïda (sud) et dans la Bekaa (est).

Saad Hariri, 44 ans, a affiché dès le début son soutien inconditionnel à l'armée. Celle-ci vient de recevoir un milliard de dollars (908 millions de francs) de l'Arabie saoudite pour renforcer la sécurité dans le pays.

Une partie des sunnites fustige l'armée, l'accusant de faire le jeu du mouvement du Hezbollah, leur bête noire qui combat les rebelles aux côtés de l'armée syrienne, exacerbant les tensions entre les deux communautés.

(ats)

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