Actualisé 26.06.2020 à 05:28

Vivre avec les abeilles au pied du jura

Partenariat

La Fondation Fleur d’épine, soutenue par la Loterie Romande, propose des appartements sur un modèle communautaire. Et un pavillon-rucher destiné à conseiller des apiculteurs.

par
Victor Fingal
Les ruches devant la bâtisse de Fleur d'épine à La Coudre(VD) avec Jean Stocker, président de la fondation et Léa Jullien, vice-présidente.

Les ruches devant la bâtisse de Fleur d'épine à La Coudre(VD) avec Jean Stocker, président de la fondation et Léa Jullien, vice-présidente.

DR

Une ancienne colonie de vacances placée dans un écrin de verdure: c’est le cadre choisi par la Fondation Fleur d’épine à La Coudre au pied du jura vaudois pour mener un projet peu habituel. «Nous proposons des appartements à louer au prix coutant, précise Jean Stocker, le président de la fondation. Les locataires bénéficient à la fois d’un logis privatif et de locaux à disposition de tous où ils peuvent, s’ils le désirent, rencontrer d’autres habitants et réaliser des activités en commun.»

La buanderie, une grande cuisine avec une salle aux belles dimensions, une bibliothèque, et des chambres d’hôtes, tout cela concourt à rendre la vie à Fleur d’épine des plus agréables. «Les chambres d’hôtes permettent aussi à nos locataires de recevoir des visites, ajoute le président de la fondation. Mais le must, c’est bien sûr l’environnement exceptionnel de la bâtisse.»

Par temps clair, la vue embrasse le Léman, le Mont-Blanc. En bordure de la propriété coule un ruisseau. La forêt est distante de quelques pas et les vaches paissent à proximité. Une invitation permanente au calme et à la relaxation. «Nous essayons tant que possible de ne pas agresser cette nature qui nous environne et de trouver des solutions les plus écologiques possible.» Si la chaudière à mazout n’a pu être remplacée, des poêles modernes et des panneaux solaires limitent son utilisation.

Une attraction touristique

L’autre projet qui tient à cœur Jean Stocker, c’est la création d’un pavillon-rucher sur le terrain de Fleur d’épine. «Le pavillon, en cours de réalisation, représentera les alvéoles de la ruche, fabriquées avec des rondins de bois en provenance de la région.» Le but : donner des conseils à ceux qui désirent se lancer dans l’apiculture mais aussi devenir une attraction touristique dans une période, marquée par la pandémie, où les Helvètes sont peu enclins à parcourir de longues distances.

«La Loterie Romande, dit encore le président de la fondation, nous soutient depuis longtemps et son aide est primordiale. Elle nous a permis d’installer un ascenseur à Fleur d’épine, indispensable pour des locataires à mobilité réduite. Aujourd’hui, c’est grâce à elle que nous pouvons construire le pavillon-rucher, un projet encensé par la Fondation vaudoise d’apiculture.»

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!