27.03.2019 à 07:48

FootballVladimir Petkovic: «Ce résultat est difficile à accepter»

Le sélectionneur de l’équipe de Suisse a apprécié 90% du match face au Danemark. Beaucoup moins les dernières minutes évidemment.

von
Tim Guillemin
Bâle
Breel Embolo (à gauche) a entendu les critiques de son coach.

Breel Embolo (à gauche) a entendu les critiques de son coach.

Keystone

«Ce n’est pas un match facile à analyser, ce serait plus facile avec un 0-0…», a commencé par dire Vladimir Petkovic à l’issue du 3-3 entre la Suisse et le Danemark mardi soir à Bâle lors du deuxième match de qualifications sur la route de l'Euro. «Ce résultat est difficile à accepter, mais nous restons positifs. Nous avons montré un très beau visage pendant 80 minutes», a enchaîné le «Mister», qui a vu comme tout le monde son équipe encaisser trois buts entre la 84e et le coup de sifflet final de M. Skomina.

«A la fin, on a trop reculé, on a provoqué le retour des Danois, a regretté le sélectionneur suisse. On a un peu dormi sur le premier but, on aurait pu intervenir plusieurs fois sur cette action. Sur le 3-2, on a été un peu naïfs et le 3-3 était évitable. La déception est très grande, mais la satisfaction des 80 premières minutes est réelle».

Selon Vladimir Petkovic, la Suisse peut tirer des certitudes de ce match. «90% du contenu était bon. Nous pouvons construire là-dessus et montrer lors des prochains matches que nous sommes restés à un bon niveau. Mais il y a aussi ces 10% de choses négatives, ces duels perdus à la fin. Sur le 3-3, on aurait pu dégager ce ballon plusieurs fois. On a manqué d’expérience, c’est l’apprentissage qui rentre», a relevé le sélectionneur. Il est vrai que lors de cette fameuse 93e minute se trouvaient sur le terrain plusieurs joueurs sans grande expérience internationale (Loris Benito, Djibril Sow, Kevin Mbabu et dans une moindre mesure Nico Elvedi).

Le «Mister» n’aurait-il pas dû insister pour garder Granit Xhaka sur le terrain, plutôt que de le sortir à la 78e, même si le capitaine souffrait des adducteurs? «Granit ne pouvait plus, c’est pour ça qu’on a dû le sortir. Il me demandait de sortir depuis dix minutes déjà» s’est justifié Vladimir Petkovic, tout en soulignant les qualités de cœur du Danemark. «Il faut féliciter les Danois, qui sont restés très combatifs et ont pu revenir de 3-0 à 3-3. Ce n’est pas donné à tout le monde.»

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