07.08.2020 à 12:13

Europe de l’EstVladimir Poutine assure ne pas vouloir déstabiliser le Bélarus

Le président russe a nié ce vendredi les accusations de Minsk liées à un présumé envoi de mercenaires au Bélarus.

Vladimir Poutine s’est entretenu par téléphone avec son homologue bélarusse au sujet de l’arrestation fin juillet de 33 Russes, présentés par Minsk comme des mercenaires proches du Kremlin.

Vladimir Poutine s’est entretenu par téléphone avec son homologue bélarusse au sujet de l’arrestation fin juillet de 33 Russes, présentés par Minsk comme des mercenaires proches du Kremlin.

KEYSTONE

Le président russe Vladimir Poutine a assuré vendredi à son homologue bélarusse ne pas vouloir le déstabiliser avant la présidentielle, ce dernier ayant accusé Moscou d’ingérence et dénoncé l’envoi de mercenaires russes pour y commettre un «massacre».

«La partie russe a intérêt au maintien d’une situation politique intérieure stable au Bélarus et au déroulement de l’élection présidentielle (de dimanche) dans une atmosphère calme», a indiqué le Kremlin, dans un communiqué résumant la conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et le président bélarusse Alexandre Loukachenko.

Il s’agit de la première conversation entre les deux chefs d’État depuis l’arrestation fin juillet de 33 Russes présentés par Minsk comme des mercenaires du groupe militaire privé Wagner, considéré comme proche du Kremlin. D’après les enquêteurs bélarusses, ils avaient pour mission d’orchestrer avec des opposants des émeutes à l’occasion de la présidentielle.

Selon le Kremlin, Alexandre Loukachenko et Vladimir Poutine ont discuté de ce dossier qui sera réglé «dans l’esprit de compréhension mutuelle qui caractérise leur coopération».

Accusations rejetées

Les relations entre Moscou et Minsk n’ont cessé de se dégrader depuis des mois, le président bélarusse estimant que la Russie soutenait ses détracteurs pour le punir d’avoir refusé d’approfondir l’union des deux pays et faire du Bélarus un État vassal. Le Kremlin a rejeté ses accusations.

Alexandre Loukachenko, 65 ans, fait face à une mobilisation inattendue autour de sa concurrente Svetlana Tikhanovskaïa, une novice en politique de 37 ans, derrière laquelle se sont rassemblés les principaux rivaux du président qui ont été privés de scrutin ou emprisonnés.

(AFP/NXP)

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