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InsécuritéVols en série dans un commerce lausannois

Patrick et sa femme Sha réalisaient leur rêve, voici deux mois, en ouvrant leur boutique «Oh la la» à deux pas de la gare. Ce dernier a vite tourné à l’aigre.

par
Pomey Raphaël

Première tuile 10 jours après l’ouverture du magasin, le 24 juillet dernier. Une femme et un homme se dirigent, décidés, vers la caisse, et exigent de Sha une importante somme d’argent. Déboussolée et peu à l’aise dans la langue française, cette dernière appelle son mari, qui se trouve à son travail principal, dans une banque genevoise. Il s’entretient à son tour avec les malfrats. Ces derniers parviennent presque à l’embobiner: «On reçoit beaucoup de livreurs, j’ai pensé que c’en était peut-être.» Mais la présence d’un commerçant voisin, intrigué, devant l’échoppe «Oh la la» met les arnaqueurs en fuite.

Une semaine et demie plus tard, c’est cette fois une fausse cliente qui fait mine de s’intéresser aux produits du magasin, qui vend surtout des accessoires de décoration. En lui posant des questions, elle parvient à attirer Sha en dehors du commerce, permettant à un complice du genre «balèze» de se diriger vers la caisse, restée ouverte. Revenue à l’intérieur, la cogérante tente de s’interposer. Elle est repoussée avec force par le voleur. Ce dernier fuit avec 400 francs.

En Chine, ces délits sont très rares

Différents vols de coques d’iPhones et d’objets sur des présentoirs ont aussi régulièrement lieu. «Sha n’est pas habituée à cette délinquance, explique son mari. Elle vient de Chine. Là-bas, des délits comme ceux-là sont très lourdement sanctionnés, donc ils sont rares.»

Cerise sur le gâteau, une vitrine de la boutique vient encore de recevoir un pavé dans la nuit de vendredi à samedi. «On devient fatalistes. La justice a un problème», lâche Patrick, pourtant peu adepte du scandale.

Contactée, la police de Lausanne – dont un poste se trouve à quelques mètres du magasin – confirme les malheurs dont le couple se plaint, à l’exception de la première tentative d’arnaque, non communiquée. Contact a été pris avec les deux responsables pour faciliter de rapides téléphones au numéro 117 en cas d’urgence. Une simple mesure qui pourrait permettre de mettre la main sur une bonne partie des malfrats.

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