20.09.2014 à 11:21

YemenVols toujours suspendus et combats dans le nord de Sanaa

Les affrontements entre factions chiites et sunnites se sont poursuivis. Ils opposent les rebelles chiites d'Ansarullah qui s'en prennent aux combattants sunnites du parti Al-Islah.

par
smk
Des partisans du mouvement chiite Houthi défilent contre le gouvernement dans la capital Sanaa.

Des partisans du mouvement chiite Houthi défilent contre le gouvernement dans la capital Sanaa.

Keystone

Les vols internationaux étaient toujours suspendus samedi à l'aéroport de Sanaa, situé dans le nord de la capitale yéménite. Les combats se poursuivent entre rebelles chiites et combattants sunnites soutenus par l'armée, faisant trois morts parmi les civils.

«La suspension des vols des compagnies arabes et étrangères se poursuit», a déclaré une source aéroportuaire, tandis que des habitants des quartiers proches de l'aéroport ont affirmé que le trafic aérien était quasiment interrompu.

Le seul avion qui a atterri à l'aéroport était un appareil militaire qui a ramené de nuit l'émissaire de l'ONU Jamal Benomar qui est revenu de Saada, fief des rebelles chiites dans le nord du Yémen, sans accord de cessez-le-feu.

Trois civils tués

Les affrontements entre factions chiites et sunnites se sont poursuivis dans la nuit de vendredi à samedi dans le nord et le nord-ouest de la capitale.

Samedi matin, trois civils ont été tués, selon des sources hospitalières, dans un bombardement de la grande artère du nord-ouest de Sanaa, la rue Thalathine, non loin de l'Université de l'Iman que les rebelles chiites d'Ansarullah tentent de prendre aux combattants sunnites du parti Al-Islah.

Ces victimes viennent s'ajouter à 18 autres civils tués dans le même secteur depuis trois jours, selon un bilan partiel, de sources hospitalières.

Eviction du gouvernement exigée

Les rebelles, soupçonnés de vouloir en découdre avec le parti Al-Islah qui détient d'importants postes gouvernementaux, exigent pour cesser les combats l'éviction du gouvernement accusé de corruption, un droit de regard sur la nomination des ministres et un accès à la mer.

Ils ont rejeté en août une proposition du président Abd Rabbo Mansour Hadi portant sur la nomination d'un nouveau Premier ministre et la réduction d'une augmentation controversée des prix du carburant, deux de leurs principales revendications.

Depuis plus d'un mois, eux et leurs partisans campent dans et autour de Sanaa, notamment sur la route conduisant à l'aéroport, et affrontaient sporadiquement les forces de sécurité au nord de Sanaa avant que les combats ne s'intensifient et n'atteignent la capitale.

(ats)

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