Val-de-Ruz (NE): Votation sur la création d'une zone réservée
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Val-de-Ruz (NE)Votation sur la création d'une zone réservée

Les habitants de la commune neuchâteloise se prononceront sur la création ou non d'une zone réservée, c'est-à-dire interdite de toute nouvelle construction pendant cinq ans.

Les autorités de Val-de-Ruz ont prononcé une mesure de zone réservée portant sur un peu moins de 12 hectares.

Les autorités de Val-de-Ruz ont prononcé une mesure de zone réservée portant sur un peu moins de 12 hectares.

tebar.ch

La population de Val-de-Ruz (NE) votera le 19 mai sur la création d'une zone réservée sur son territoire communal. Elle pourra «choisir» entre la proposition des autorités communales et une intervention du Conseil d'Etat.

La votation populaire interviendra suite à l'aboutissement du référendum lancé contre l'arrêté du Conseil général (législatif) relatif à la création d'une zone réservée. Le référendum a recueilli 1795 signatures, un nombre dépassant largement le seuil requis de 1308, soit 10% du corps électoral communal.

En application de son plan directeur régional (PDR), la commune de Val-de-Ruz doit réduire sa zone à bâtir de 10,5 hectares à l'horizon de 2030, dont près de la moitié est déjà comprise dans la zone cantonale de constructions basses. La zone réservée décidée par le législatif représente un peu moins de 3% des zones d'habitation, mixtes et centrales actuelles.

Les autorités de Val-de-Ruz ont prononcé une mesure de zone réservée portant sur un peu moins de 12 hectares, soit une surface beaucoup plus restreinte que la position du Conseil d'Etat s'il devait agir par substitution. La décision doit servir à "mener en toute sérénité les études de détail destinées à identifier les surfaces à retrancher de la zone d'habitation".

La constitution d'une zone réservée déplaît notamment aux propriétaires des terrains concernés. Pour rappel, la zone réservée interdit toute nouvelle construction sur les parcelles en question pendant cinq ans, dans l'attente de leur affectation définitive, laissant 50 hectares de parcelles constructibles.

L'arrêté du Conseil général avait été largement accepté en novembre dernier. Juste avant Noël, réagissant au lancement d'un référendum, le Conseil d'Etat neuchâtelois était sorti du bois en avertissant qu'il passerait en force en cas d'acceptation devant le peuple, à savoir en cas de refus de la proposition des autorités de Val-de-Ruz.

(ats)

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