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Activité cérébraleVous voulez booster votre cerveau? Alors dansez!

Pratiquée par toutes les civilisations depuis la nuit des temps, la danse est un excellent moyen d'entretenir la santé du corps. Mais de récentes études montrent aussi que, plus que toute autre pratique, elle est également bénéfique pour le cerveau.

par
Clémentine Fitaire
en collaboration avec planetesante.ch
Même sans se démener comme John Travolta et Olivia Newton-John dans «Grease», danser repousse déprime et stress, entre autres.

Même sans se démener comme John Travolta et Olivia Newton-John dans «Grease», danser repousse déprime et stress, entre autres.

Paramount Pictures/Fotos International/Getty

Ceux d'entre nous qui se sont déjà défoulés sur une piste de danse en connaissent bien les vertus. Comme toute autre pratique physique, la danse à un rythme soutenu entraîne un renforcement musculaire, une dépense calorique, une oxygénation des tissus, une amélioration de la capacité respiratoire, des bénéfices cardiovasculaires… la liste est longue.

«Mais la danse va plus loin que d'autres activités sportives par le fait qu'elle mobilise différentes sortes d'aptitudes: à la fois les fonctions corporelles et les fonctions cérébrales», ajoute Lucy Vincent, neurobiologiste et auteure de l'ouvrage «Faites danser votre cerveau!». En effet, danser ne fait pas seulement appel aux muscles mais aussi à la coordination des mouvements, la mémorisation d'enchaînements précis et le respect d'un rythme musical ou de la cadence d'un partenaire.

Comment la danse nous rend le sourire

C'est maintenant un savoir reconnu, notamment par la médecine: le corps et l'esprit forment un tout, échangeant sans cesse des informations et évoluant ensemble. Notre cerveau commande chacun de nos gestes, certes, mais notre posture, nos attitudes, révèlent également beaucoup de ce qui se cache dans notre tête: «On peut lire dans les pensées de quelqu'un en regardant son corps. Chaque émotion provoque une activation typique des muscles qui induisent des postures reconnaissables», explique Lucy Vincent.

Ce langage corporel universel traduit donc des liens évidents entre le corps et les réseaux cognitifs et émotionnels. Un constat posé dans les années 70 lorsqu'il a été établi que l'exercice physique agissait comme un antidépresseur naturel.

Le mouvement du corps assure en effet la libération d'endorphines, hormones à l'effet euphorisant. Dans certaines postures dites «ouvertes», c'est le taux de testostérone qui augmente, entraînant un sentiment accru de combativité et de confiance en soi. Lison, qui pratique la danse contemporaine depuis près de vingt-cinq ans, en est sûre, cette discipline booste son moral au quotidien: «C'est avant tout un moment de plaisir intense que j'ai du mal à expliquer! Le temps d'une séance, je relâche la pression, j'extériorise physiquement et mentalement mes émotions, explique la jeune femme. Je me sens mieux instantanément, mais je ressens aussi des effets sur le long terme, avec, par exemple, une perception plus positive de mon corps.»

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