Football: Walthert: «Personne n'a vécu ce qui nous attend»
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FootballWalthert: «Personne n'a vécu ce qui nous attend»

Avant la reprise de Super League contre Thoune, samedi, le gardien de Xamax évoque le défi qui attend le club neuchâtelois.

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Sport-Center
Pour son gardien et capitaine, Xamax ne doit pas s'éloigner de ses valeurs s'il entend assurer son maintien en Super League.

Pour son gardien et capitaine, Xamax ne doit pas s'éloigner de ses valeurs s'il entend assurer son maintien en Super League.

Keystone

D’une saison à l’autre, rien ne semble avoir changé. En 2019, Xamax comptait 19 points et occupait déjà la place de barragiste après 23 journées. Au moment de l’arrêt du championnat le 23 février dernier, le club de la Maladière présentait exactement les mêmes données chiffrées.

Habitués à devoir lutter pour leur survie en Super League, les Neuchâtelois s’attellent à un exercice titanesque. Dans un contingent «vieillissant», où trouver les ressources nécessaires pour assurer le maintien du club? Comment digérer la répétition des efforts? Avant d’enfiler ce samedi les gants pour un premier rendez-vous contre Thoune qui s’annonce déjà décisif, Laurent Walthert a pris le temps de répondre aux questions du Matin.ch.

Laurent Walthert, au moment de retrouver la vérité du terrain, dans quel état se trouve-t-on?

Comme lors d’un début de saison, c’est pareil. D’autant que ce n’est plus le même Xamax, avec les départs de qui l’on sait et les arrivées de Johan (Djourou) et Xavier (Kouassi). Il y a ce que l’on espère et il y a la réalité.

Quels sentiments prédominent? De la peur, de l’appréhension ou plutôt une certaine confiance?

Il ne faut pas le cacher, il y a forcément une part d’inconnu. Personne n’a vécu ce qui nous attend. Réussira-t-on à être performants tous les trois jours? Qu’adviendrait-il si plusieurs des joueurs cadres venaient à manquer, en raison de blessures par exemple? Plus l’échéance se rapproche et moins j’ai envie de me poser toutes ces questions. Actuellement, trop de paramètres qu’il faudrait pouvoir gérer nous échappent encore.

Aligner treize matches en 43 jours… Si l’on sait que Xamax possède un contingent plutôt âgé, n’est-ce pas là une mission impossible?

On peut tenir toutes les théories du monde que l’on veut. A l’inverse, on peut aussi se dire qu’à plus de 35 ans, on connaît mieux son corps, on sait ce qui lui convient et comment récupérer des efforts. Ce qui n’est pas forcément le cas d’une équipe plus fougueuse…

Quelle va être la clé du maintien?

Il ne faudra pas s’éloigner de ce que l’on sait faire, continuer à mettre de la vie et des émotions sur la pelouse. Il importera aussi d’éviter les couacs sur balles arrêtées qui nous ont déjà tellement pénalisés.

En tant que capitaine, quel est votre message à l’heure des trois coups de la «nouvelle» reprise?

A Xamax, on est habitué à jouer avec le cœur et avec les tripes. Si l’on est moins bon dans ces domaines-là, on aura tout de suite plus de chances de couler. Notre volonté, c’est bien évidemment de nous maintenir, peu importe après tout comment. On le doit autant au club, à ses sponsors et à ses fans qu’à nous-mêmes. En même temps, on sait que l’on part avec un handicap de quatre et sept points, sur respectivement Sion et Lugano. Mais ce n’est pas la première fois que l’on reviendrait de l’enfer, on sait comment en échapper.

Jouer sans public ne devrait pas forcément représenter un handicap si l’on sait que Xamax n’a signé jusque-là qu’une seule victoire à domicile (ndlr: 2-0 contre Lucerne le 26 octobre) cette saison…

Personne ne peut se réjouir de jouer à huis clos. Mais peut-être cela fera-t-il moins peur d’aller jouer à Berne ou à Bâle, sans la présence de plus de 25'000 spectateurs qui poussent. A nous, dans ces conditions particulière, de jouer de manière plus libérée.

Propos recueillis par Nicolas Jacquier, Neuchâtel

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