12.11.2020 à 13:20

ChroniqueWanders: «Le marathon me fait rêver»

Retrouvez la chronique que le coureur à pied genevois tient dans «Le Matin Dimanche».

von
Julien Wanders
KEYSTONE

Marathon. Le simple fait d’évoquer cette course suffit à faire resurgir des noms et des courses légendaires, de la Grèce antique aux Jeux olympiques. Le marathon est ancré au plus profond de la culture de l’athlétisme. C’est un mythe auquel tout le monde veut se mesurer. La distance reine me fait rêver, comme elle fait rêver les grands noms qui brillent aujourd’hui dans les stades. Ces stars font leurs gammes sur la piste avant de défier les meilleurs sur la route.

Aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir suivre un duel au sommet entre le Kényan Kipchoge et l’Éthiopien Bekele. Le premier détient le record du monde, alors que le second n’en est qu’à deux secondes. C’est fou. Ces rivalités nourrissent la légende du marathon. Comme tant de grands champions avant eux.

Au Kenya, Lawrence Cherono a récemment rejoint mon groupe d’entraînement. À 32 ans, c’est l’un des meilleurs du monde sur la distance, avec un record à 2 h 04. Il a remporté les marathons de Boston et de Chicago en 2019. C’est inspirant de le côtoyer au quotidien. Les kilomètres parcourus ont tendance à augmenter avec lui. Je comprends alors que je ne suis pas si loin que ça de son niveau, que la distance qui nous sépare n’est pas insurmontable.

Le marathon devient de plus en plus accessible dans la tête de la nouvelle génération. Les améliorations technologiques dans les chaussures, les techniques d’entraînement ou les ravitaillements nous aident aussi. Le mur des 30kilomètres? Je n’y crois pas, ou alors je compte bien le faire tomber à chaque fois. Forcément, avec la charge d’entraînement à laquelle on s’astreint, on ne réfléchit pas comme les coureurs amateurs.

Une chose est certaine, je «monterai» un jour sur marathon pour affronter ces fameux 42,195 kilomètres. Je ne sais pas encore quand. Pourquoi attendre? C’est vrai que je pourrais déjà le faire, tout de suite. Mon entraîneur Macro Jäger serait sûrement d’accord. Mais je ne me mettrai au marathon que lorsque je serai prêt, que j’aurai la conviction d’avoir un gros chrono dans les jambes et de pouvoir lutter pour la victoire.

Je ne dis pas ça pour créer le buzz. Je le pense vraiment. Ma préparation, entre septembre et mars, se rapproche déjà beaucoup de celle d’un marathonien. Je suis en train de me construire un fond solide pour l’avenir. À plus court terme, la dernière échéance de mon année 2020 approche: le semi-marathon de Valence, le 6 décembre prochain. Ce sera une course énorme où tous les meilleurs spécialistes de la planète seront là. J’espère pouvoir y retrouver de bonnes sensations, du début à la fin d’une course. La dernière fois que j’ai ressenti cela, c’était justement à Valence, en janvier dernier, sur 10 kilomètres.

Cette chronique est assurée en alternance par Julien Wanders, Théo Gmür, Alan Roura, Stefan Küng et Jolanda Neff.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
1 commentaire
L'espace commentaires a été desactivé

PR

12.11.2020 à 14:23

Mais t'façon l'thomas, y joueeeeee !