Publié

SéductionWaouh! Ils sont trop beaux!

Les moniteurs de ski incarnent une virilité sportive et bronzée qui fascine leur clientèle. Cet atout charme est même utilisé dans les campagnes de Suisse Tourisme.

par
Marie De Vigan
Céline Bilardo
1 / 1
«Il avait les cheveux châtains, mi-longs, et des pantalons hyperlarges. A 15 ans, cette allure cool me faisait fondre!» C'est lors d'une semaine de camp de ski à Grimentz (VS) que Whitney Toyloy a perdu pour la première fois tout son sang-froid. «Je devais quand même être un peu cruche à l'époque. Rien qu'à l'entendre, mon comportement changeait, je n'étais plus naturelle et je riais pour un rien.» L'ex-Miss Suisse se rappelle surtout la dernière soirée du camp, lors de la fameuse boum. «Alors que toutes les filles espéraient se faire inviter pour un slow par un de nos professeurs de ski, j'ai découvert ma meilleure amie de l'époque dans les bras du plus beau. Je l'ai détestée un bon moment après ça. Pour moi qui n'avais pas encore 16 ans, cet homme d'une vingtaine d'années était un fruit défendu! Et aujourd'hui, en montant à Nendaz (VS) pour le Nouvel-An, je trouve les moniteurs toujours aussi fascinants.»Whitney Toyloy,Miss Suisse 2008, 23 ans

«Il avait les cheveux châtains, mi-longs, et des pantalons hyperlarges. A 15 ans, cette allure cool me faisait fondre!» C'est lors d'une semaine de camp de ski à Grimentz (VS) que Whitney Toyloy a perdu pour la première fois tout son sang-froid. «Je devais quand même être un peu cruche à l'époque. Rien qu'à l'entendre, mon comportement changeait, je n'étais plus naturelle et je riais pour un rien.» L'ex-Miss Suisse se rappelle surtout la dernière soirée du camp, lors de la fameuse boum. «Alors que toutes les filles espéraient se faire inviter pour un slow par un de nos professeurs de ski, j'ai découvert ma meilleure amie de l'époque dans les bras du plus beau. Je l'ai détestée un bon moment après ça. Pour moi qui n'avais pas encore 16 ans, cet homme d'une vingtaine d'années était un fruit défendu! Et aujourd'hui, en montant à Nendaz (VS) pour le Nouvel-An, je trouve les moniteurs toujours aussi fascinants.»Whitney Toyloy,Miss Suisse 2008, 23 ans

Urs Flueeler, Keystone

 «La combinaison rouge donne un charme en plus qui fait rêver les filles, le moniteur bénéficie immédiatement d'une certaine aura. Alors c'est clair que c'est plus simple pour draguer dans les bars d'après-ski.» En travaillant pendant trois ans comme moniteur dans les Alpes vaudoises, Alexandre Rueff, 21 ans, a vite réalisé l'«effet magique», fortement aphrodisiaque auprès des femmes, de la fameuse combinaison rouge.

Les publicitaires exploitent volontiers l'atout séduction des coaches des neiges, comme l'illustrent les beaux moniteurs de la campagne de Suisse Tourisme et de Valais Promotion, actuellement placardée dans les villes romandes. «Ils sont les ambassadeurs charismatiques de leur région et de la vie animée des stations, détaille Véronique Kaenel, porte-parole de Suisse Tourisme. Cela nous a semblé logique de les mettre en avant, pas seulement pour leur plastique, mais aussi pour leurs connaissances de la Suisse.»

Jeunes, beaux et célibataires

En 2007, l'organisation avait été jusqu'à organiser un concours pour élire le plus beau moniteur du pays. Sur une affiche, le vainqueur posait torse nu dans la neige et, dans le spot TV, une colonne infinie de femmes le suivait… Caricaturé dans «Les bronzés font du ski», le moniteur se popularise dans les années 1970, lorsque ce sport se démocratise.

«Leur travail très prenant pendant la saison étant difficilement compatible avec une vie de famille, les moniteurs sont souvent célibataires», explique Pierre Pfefferlé, directeur du Service des sports UNIL-EPFL, qui travaille dans le milieu du ski depuis trente ans. Le moniteur est à l'aise, disponible, connaît les bons coins de la région et met en avant ses aptitudes sportives. Ajoutez à cela l'innocence des vacances, l'envie de se faire du bien et d'avoir du plaisir. Ce sont des situations particulièrement favorables au flirt. Le même phénomène s'observe d'ailleurs dans des contextes balnéaires, avec les profs de plongée ou les animateurs du Club Med…»

«Passer cinq heures de suite avec une élève crée forcément un lien, renchérit Patrick, 27 ans, moniteur de ski à Champéry (VS) et à Villars-sur-Ollon (VD). Il faut la tenir, la mettre en confiance. Dans cette relation hiérarchique, elle doit se laisser aller car elle ne maîtrise pas toujours la technique. Quand la magie opère, les journées se prolongent par l'après-ski, puis jusqu'au bout de la nuit. J'ai ainsi vécu des idylles avec des clientes qui venaient du monde entier.» Que du bonheur!

Ton opinion