10.11.2020 à 20:21

Avions de chasseWashington approuve officiellement la vente de F-35 aux Émirats

Une vente d’armement aux Émirats arabes unis a été annoncée ce mardi par le chef de la diplomatie américaine. La transaction, qui porte notamment sur 50 chasseurs F-35 et 18 drones armés, s’élève à 21 milliards de francs.

Les Émirats arabes unis souhaitaient depuis longtemps acquérir des F-35 et des drones MQ-9, mais Israël s’y opposait pour maintenir sa supériorité technologique.

Les Émirats arabes unis souhaitaient depuis longtemps acquérir des F-35 et des drones MQ-9, mais Israël s’y opposait pour maintenir sa supériorité technologique.

AFP

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé mardi la vente aux Émirats arabes unis d’armement de dernière génération pour un montant total de 23 milliards de dollars (environ 21 milliards de francs), dont 50 chasseurs furtifs F-35 qui inquiétaient Israël.

La transaction, «conforme» selon lui à l’engagement américain de «maintenir la suprématie militaire d’Israël» dans la région, comprend également 18 drones tueurs MQ-9 «Reaper», a précisé le secrétaire d’État américain dans un communiqué.

Les Émirats arabes unis souhaitaient depuis longtemps acquérir des F-35 et des drones MQ-9, mais Israël s’y opposait pour maintenir sa supériorité technologique. Depuis la reconnaissance de l’État hébreu par les Émirats le 15 septembre, Washington a donné des assurances à Israël.

«La décision historique des Émirats arabes unis de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre des Accords Abraham offre une occasion unique de transformer positivement le paysage stratégique de la région», a souligné Mike Pompeo. «Nos adversaires, notamment en Iran, le savent et ne reculeront devant rien pour empêcher ce succès partagé», a-t-il ajouté.

Selon la procédure habituelle aux États-Unis, le ministère des Affaires étrangères doit informer le Congrès de toute vente importante d’armement américain à des pays étrangers et les élus ont 30 jours pour s’y opposer.

«Prolifération d’armement»

Des élus démocrates avaient fait savoir le mois dernier que l’administration du président Donald Trump s’apprêtait à approuver la vente de F-35, s’inquiétant des risques de «prolifération d’armement» au Proche-Orient.

Le Qatar et l’Arabie saoudite ont notamment exprimé de l’intérêt pour cet avion furtif, difficilement détectable par les radars.

La transaction annoncée mardi porte sur 50 F-35, pour 10,4 milliards de dollars, 18 drones armés MQ-9B, pour 2,97 milliards, et des munitions air-air et air-sol évaluées à 10 milliards.

Historiquement, Israël s’oppose à la vente de F-35 aux autres pays du Moyen-Orient, y compris à la Jordanie et à l’Égypte (pays avec lesquels il a signé des accords de paix), car il veut maintenir sa supériorité technologique.

C’est la politique de l’«avantage militaire qualitatif», appliquée depuis les années 1960 par les États-Unis, qui l’ont même gravée dans la loi.

(ATS/NXP)

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