Diplomatie: Washington félicite Belgrade et ignore l'UE

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DiplomatieWashington félicite Belgrade et ignore l'UE

Rex Tillerson a félicité la Serbie pour sa fête nationale le 15 février, sans mentionner sa candidature à l'UE.

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Le Pentagone mène une enquête sur les paiements russes reçus par Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. L'enquête doit déterminer s'il a accepté de l'argent provenant de gouvernements étrangers sans obtenir d'autorisation préalable. (Jeudi 27 avril 2017)

Le Pentagone mène une enquête sur les paiements russes reçus par Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. L'enquête doit déterminer s'il a accepté de l'argent provenant de gouvernements étrangers sans obtenir d'autorisation préalable. (Jeudi 27 avril 2017)

AFP
Les ministres allemand et américain des Finances ont échangé à la veille de l'ouverture du G20 Finances. (Jeudi 16 mars 2017)

Les ministres allemand et américain des Finances ont échangé à la veille de l'ouverture du G20 Finances. (Jeudi 16 mars 2017)

Keystone
Dina Powell, une banquière arabo-américaine née au Caire, a été nommée adjointe du conseiller à la sécurité nationale. (Mercredi 15 mars 2017)

Dina Powell, une banquière arabo-américaine née au Caire, a été nommée adjointe du conseiller à la sécurité nationale. (Mercredi 15 mars 2017)

AFP

Les Etats-Unis ont félicité lundi la Serbie pour sa fête nationale mais sans vanter, comme au temps de Barack Obama, la candidature à l'Union européenne de ce pays des Balkans attaché à la Russie avec laquelle le président Donald Trump prône justement un rapprochement.

Le département d'Etat célèbre chaque jour, par voie de communiqués signés de son secrétaire d'Etat, les fêtes nationales, religieuses et d'indépendance des quelque 200 pays de la communauté internationale.

Ces textes sont le plus souvent sans grand intérêt mais on y décèle parfois des inflexions de la politique étrangère des Etats-Unis.

Tillerson félicite la Serbie

Lundi, au sein d'un département d'Etat au ralenti en raison de l'installation d'un nouveau patron novice en politique, l'ex-PDG d'ExxonMobil Rex Tillerson, le chef de la diplomatie a félicité la Serbie pour sa fête nationale le 15 février.

Si son communiqué plaide pour un «avenir prospère», des «réformes économiques» et la «consolidation de l'Etat de droit» en Serbie, il ne dit pas un mot de la candidature de Belgrade à l'UE annoncée en 2009, ni des négociations débutées en 2014.

Lorsque Hillary Clinton puis John Kerry étaient secrétaires d'Etat (2009-2013 et 2013-2017), ils s'étaient rendus à Belgrade et vantaient régulièrement les «aspirations euro-atlantistes» de la Serbie, en référence à son éventuelle adhésion à l'UE et à l'Otan.

Rex Tillerson ne s'est pas exprimé sur la politique étrangère des Etats-Unis depuis qu'il est entré en fonctions le 2 février. C'est un proche du président russe Vladimir Poutine avec lequel, justement, Donald Trump veut se réconcilier après les années de froid de l'ère Obama.

«Soutien total aux efforts d'adhésion»

Sollicité, un responsable du département d'Etat a fini par réaffirmer lundi soir, sous couvert de l'anonymat, que «les Etats-Unis continuaient d'apporter leur soutien total aux efforts d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne». «Nous restons attachés à notre relation étroite et coopérative en matière de sécurité avec la Serbie, ainsi qu'à son partenariat croissant avec l'Otan», a-t-il assuré auprès de l'AFP.

Washington s'est rapproché ces dernières années de ce pays des Balkans, indépendant après l'éclatement de la Yougoslavie et qui fut la cible des Occidentaux durant les guerres de Bosnie et du Kosovo tout au long des années 1990.

Au printemps dernier, le Premier ministre serbe de centre droit Aleksandar Vucic avait remporté les élections législatives en demandant à ses compatriotes de confirmer son choix pro-européen.

Mais dans ce pays orthodoxe et slave, une large partie de la population reste attachée à la relation particulière que la Serbie entretient avec le grand frère russe, même si le poids économique de l'UE est sensiblement plus important.

(AFP)

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