RDC: Washington sanctionne à nouveau un milliardaire israélien
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RDCWashington sanctionne à nouveau un milliardaire israélien

Le milliardaire israélien Dan Gertler est accusé de corruption dans le secteur minier en République démocratique du Congo par les États-Unis.

Washington accusait Dan Gertler d’avoir fait perdre à la RDC 1,27 milliard de francs de recettes fiscales dans les années 2010, sous la présidence de Joseph Kabila (photo), dont il était un proche.

Washington accusait Dan Gertler d’avoir fait perdre à la RDC 1,27 milliard de francs de recettes fiscales dans les années 2010, sous la présidence de Joseph Kabila (photo), dont il était un proche.

AFP

Les États-Unis ont rétabli lundi des sanctions contre le milliardaire israélien Dan Gertler, accusé de corruption dans le secteur minier en République démocratique du Congo (RDC), qui avaient été allégées juste avant le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche.

La mesure prise par l’administration de l’ex-président américain «était en contradiction avec les intérêts américains de politique étrangère en matière de lutte anticorruption dans le monde entier, dont les efforts (…) visant à combattre la corruption et promouvoir la stabilité en RDC», a expliqué dans un communiqué le porte-parole du département d’État, Ned Price.

Avoirs débloqués

Une licence avait été accordée le 15 janvier à Dan Gertler et à certaines de ses entreprises, selon Ned Price, lui permettant de refaire des affaires aux États-Unis et de voir ses avoirs débloqués, s’était alarmée l’ONG anticorruption The Sentry. «Rétablir les sanctions permet de relancer les efforts anticorruption congolais et américains», a salué dans un communiqué le cofondateur de The Sentry, John Prendergast.

Soupçonné d’avoir signé des «contrats miniers et pétroliers opaques et entachés de corruption» en RDC, Dan Gertler avait été placé en décembre 2017 sous sanctions du département d’État américain. Washington l’accusait d’avoir fait perdre à la RDC «1,36 milliard de dollars (1,27 milliard de francs, ndlr) de recettes» fiscales dans les années 2010, sous la présidence de Joseph Kabila, dont il était un proche.

(AFP)

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