16.04.2016 à 16:29

«Panama papers»Washington va agir contre les sociétés offshore

L'administration Obama «finalise» un plan de lutte pour réduire l'opacité des sociétés offshore créées aux Etats-Unis.

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Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

AFP
Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

AFP
Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

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Les autorités veulent combler une «faille» de la réglementation du pays, a annoncé le secrétaire américain au Trésor Jack Lew. Cette initiative intervient alors que l'onde de choc des «Panama Papers», qui a mis au jour un vaste réseau de sociétés-écrans dans des paradis fiscaux, continue de se propager. Elle a déjà conduit le G20-Finances à ébaucher vendredi une première contre-offensive.

Les Etats-Unis ont été relativement épargnés par ces révélations mais sont régulièrement mis à l'index pour la possibilité offerte par certains Etats américains d'ouvrir une société sans dévoiler le nom de son réel bénéficiaire. C'est notamment possible dans le Delaware et le Wyoming.

«Nous sommes sur le point de proposer une régulation qui exigerait d'un réel bénéficiaire d'une société individuelle à responsabilité limitée de s'identifier auprès de l'Internal Revenue Service (le fisc américain) afin de combler une faille que certains ont réussi à exploiter», a assuré M. Lew dans sa déclaration écrite au FMI, en marge de l'assemblée de printemps de l'institution.

Forcer les banques

Des sociétés-écrans immatriculées aux Etats-Unis ont été utilisées pour contourner les sanctions américaines ou abriter les revenus de trafiquants d'armes.

Le Trésor est également en train de «finaliser» une autre règle qui forcerait les banques à identifier le réel bénéficiaire d'une société nouvellement formée avant d'ouvrir un compte, a ajouté M. Lew. Les banques américaines ne sont pour l'heure tenues qu'à une obligation générale de «connaître leurs clients» qui ne les empêche pas de traiter avec des sociétés offshore.

Réunis à Washington, les pays du G20 Finances ont appelé vendredi à se doter des moyens de savoir qui se cache derrière les sociétés-écrans et à établir une nouvelle liste des paradis fiscaux non-coopératifs.

(ats)

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