06.08.2020 à 00:21

IranWashington va présenter une résolution à l’ONU

L’embargo sur les ventes d’armes conventionnelles à Téhéran expirant le 18 octobre, les États-Unis cherchent à le prolonger.

«Il y a des pays qui font la queue pour vendre des armes qui vont déstabiliser le Moyen-Orient, mettre Israël en danger, mettre l’Europe en danger et mettre aussi des vies américaines en danger», a déclaré Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine. (Photo Pablo Martinez Monsivais / POOL / AFP)

«Il y a des pays qui font la queue pour vendre des armes qui vont déstabiliser le Moyen-Orient, mettre Israël en danger, mettre l’Europe en danger et mettre aussi des vies américaines en danger», a déclaré Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine. (Photo Pablo Martinez Monsivais / POOL / AFP)

AFP

Les États-Unis présenteront la semaine prochaine une résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU sur l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran, malgré l’opposition de Moscou et Pékin, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

«La semaine prochaine, les États-Unis proposeront une résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU pour prolonger l’embargo sur les armes imposé à l’Iran», a déclaré le secrétaire d’État au cours d’une conférence de presse.

Washington cherche à prolonger cet embargo sur les ventes d’armes conventionnelles à Téhéran, qui expire le 18 octobre. Mike Pompeo s’est dit préoccupé par des informations selon lesquelles Pékin se préparerait déjà à vendre des armes à Téhéran.

«Il y a des pays qui font la queue pour vendre des armes qui vont déstabiliser le Moyen-Orient, mettre Israël en danger, mettre l’Europe en danger et mettre aussi des vies américaines en danger», a-t-il dit. «Nous ne les laisserons pas faire. Nous utilisons donc tous les outils diplomatiques à notre disposition», a-t-il ajouté.

Le Chine et la Russie, qui ont un droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU, sont opposées à une prolongation de cet embargo.

Rétablir les sanctions

Les États-Unis estiment qu’ils ont le droit d’imposer le rétablissement des sanctions économiques de l’ONU contre Téhéran levées dans le cadre de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien – et ce, dans leur esprit, même si le président américain Donald Trump a retiré son pays de cet accord en 2018.

L’administration Trump a déjà unilatéralement rétabli les sanctions américaines initialement levées dans le cadre de l’accord de 2015 et veut maintenant utiliser une argutie juridique: dès lors que la résolution du Conseil de sécurité qui avait entériné en 2015 l’accord sur le nucléaire iranien présentait les États-Unis comme État «participant», alors ils peuvent imposer le retour des sanctions.

Les alliés européens de Washington, tout en se montrant disposés à prolonger l’embargo sur les armes, ont manifesté leurs réserves face à une telle tactique.

(ATS/NXP)

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