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Roland-GarrosWawrinka en guerrier

Vainqueur 7-5 6-7 6-7 6-3 6-2 de Gilles Simon (no 11) au 3e tour, Stanislas Wawrinka (no 18) peut toujours rêver d'un premier quart de finale à Roland-Garros.

Wawrinka peut sourire, il est en huitième à Roland-Garros.

Wawrinka peut sourire, il est en huitième à Roland-Garros.

AFP

Le guerrier vaudois aura un coup à jouer dimanche face à Jo-Wilfried Tsonga (no 5), qu'il retrouvera pour la deuxième année consécutive à la Porte d'Auteuil.

A condition toutefois d'avoir récupéré des efforts consentis depuis le début du tournoi (quatorze sets disputés en trois matches). «Il y a une personne qui a dû se marrer en regardant ce match, c'est Jo-Wilfried», concédait-il d'ailleurs à la fin de son 16e de finale.

Enfin une réelle opportunité

Stanislas Wawrinka possède cependant un léger avantage psychologique sur son futur adversaire. Il avait infligé un revers mortifiant à Jo-Wilfried-Tsonga l'an dernier au 3e tour à Paris, renversant la vapeur alors qu'il était mené deux manches à zéro et 4-1 dans le troisième set.

Le champion olympique de double est conscient qu'il bénéficie enfin d'une réelle opportunité d'atteindre le stade des quarts de finale à Roland-Garros, où il avait triomphé chez les juniors en 2003. Huitième de finaliste des deux dernières éditions, il partait quasiment battu d'avance puisque son futur «bourreau» s'appelait à chaque fois Roger Federer. Ce ne sera pas le cas face à Jo-Wilfried Tsonga.

Un comeback impressionnant

Convaincant mercredi face à Pablo Andujar (ATP 36), Stanislas Wawrinka a démontré une nouvelle fois toute l'étendue de ses qualités physiques et morales sur le court Suzanne Lenglen. Il est revenu de nulle part face à Gilles Simon, qui semblait avoir le match en mains lorsqu'il se procurait des balles de double break à 3-1 en sa faveur dans le quatrième set. Le droitier de St-Barthélemy prenait cependant l'ascendant sur le Niçois grâce à sa plus grande force de frappe, enlevant onze des treize derniers jeux du match en se montrant (enfin) plus patient à l'échange.

Auteur de 82 coups gagnants contre seulement 23 pour son adversaire (88 fautes directes à 49), Stanislas Wawrinka aurait pu s'éviter un tel marathon (4h37'). Il se montrait cependant trop irrégulier dans les deux jeux décisifs - perdus 5/7 et 3/7 -, offrant à Gilles Simon la possibilité de se relancer alors que le Français avait été mené 7-5 2-0. Le manque de lucidité affiché dans ces moments-clés pourrait s'avérer rédhibitoire face à Jo-Wilfried Tsonga, certes moins à l'aise sur terre battue mais capable lui aussi d'enchaîner les coups gagnants.

(si)

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